Bien que populaires, les voitures hybrides ont récemment fait l’objet de plusieurs critiques. En effet, des études ont souligné une différence entre la consommation estimée et réelle des véhicules. En outre, le niveau de pollution annoncé serait faussé par rapport à la réalité. Les fautifs se trouvent aussi bien du côté des constructeurs que des conducteurs eux-mêmes.

À l'heure de la transition énergétique, de plus en plus de Français sont propriétaires de voitures hybrides rechargeables. Ce succès s'explique essentiellement par les avantages financiers liés à ce style de véhicules. En effet, leurs possesseurs sont exempts de certaines taxes et autres malus appliqués sur les modèles traditionnels. Ce, qu'il s'agisse d'acheteurs particuliers ou d'entreprises.

Toutefois, ces modèles ne sembleraient pas si profitables. En effet, les hybrides sont actuellement au cœur de nombreuses polémiques. Entre autres, certains modèles ne respectent pas la norme en vigueur en termes de consommation. L'Union européenne réagit en conséquence via la mise en place d'un nouveau protocole pour 2025.


Les voitures PHEV rencontrent quelques difficultés

Les controverses qui touchent les automobiles PHEV (Plug-in Hybrid Electric Vehicle) concernent leur consommation de carburant. En effet, certains modèles dépassent les 10 l/100 km. Ce qui est bien plus élevé que les caractéristiques annoncées par les constructeurs. En effet, ces derniers indiquent généralement des chiffres allant de 1,0 l/100 à 3,0 l/100 km.

En outre, la version hybride pollue davantage que prévu. Dans les zones montagneuses, le CO2 émis serait même le quadruple des informations sur la fiche technique des véhicules.

Ces informations proviennent des nombreuses études effectuées par les ONG, telles que Transport & Environnement. Depuis, la performance des hybrides rechargeables est remise en cause. La situation est telle que les subventions attribuées pour ces voitures ont été supprimées dans un canton suisse.

Face à ces données, l'Union européenne a décidé de réévaluer le protocole d'homologation pour les voitures PHEV neuves. Ce qui pourrait avoir un impact sur les couvertures proposées par les compagnies d'assurance. Aujourd'hui, les sites de service comparateur assurance auto affichent des contrats 10 à 30 % moins cher pour les hybrides. Ces tarifs réduits pourraient être revus à la hausse avec les changements éventuels.

À chacun ses responsabilités

Pour toutes ces promesses non respectées, la responsabilité est attribuée à toutes les parties prenantes. Du côté des constructeurs, ils doivent se montrer honnêtes quant aux performances des véhicules qu'ils proposent. La fiche technique doit mentionner la consommation du moteur électrique et celle du thermique lors d'une véritable utilisation.


Aussi, leur propension à l'indécision quant au choix de la motorisation est remise en cause. En effet, des constructeurs tels que BMW boostent les capacités des batteries pour rattraper les améliorations des moteurs traditionnels.

L'Union européenne n'est pas non plus épargnée par les critiques. En effet, le mode de calcul de consommation imposé par l'UE est considéré comme totalement irréaliste et insensé. Pour cause, une seule valeur est valable sur le cycle WLTP. Ce concept est qualifié d'absurde par beaucoup. En effet, une voiture hybride rechargeable dispose de deux modes d'action :

  •  Hybride (batterie déchargée) ;
  •  Électrique.

Du côté des conducteurs, certains refusent de recharger la batterie de leurs véhicules. Face à cette situation, les constructeurs développent des stratégies pour qu'ils exploitent le côté hybride des voitures. Par exemple, certains fabricants proposent de recharger les batteries sans payer.