La pandémie de coronavirus a lourdement impacté l’industrie automobile mondiale. Pour l'Union européenne, les pertes en matière de production s’établissent à plus de 2,3 millions de véhicules. C’est ce qu’indique l’ACEA (Association européenne des constructeurs d’automobiles). Son directeur général, Eric-Mark Huitema, estime que la relance économique du Vieux Continent dépend de la réussite de la reprise de la filière automobile.

L'instauration du confinement a entraîné la fermeture de nombreuses usines de production à travers l'Europe. Les employés de ces sites ont dû être mis au chômage technique. Quoi qu'il en soit, l'activité a repris dans plusieurs d'entre eux ces derniers temps. La firme de Mercedes-Benz à Düsseldorf, dans laquelle sont construits des Sprinter et des eSprinter, a notamment rouvert depuis le 27 avril dernier.

D'autres constructeurs ont planifié le redémarrage de leur production à la fin du même mois. Depuis le 6 mai dernier, près de 300 sites sont de nouveau opérationnels en Europe. Quel sera l'effet de ce redémarrage chez les compagnies d'assurance auto ?

La relance de l'industrie automobile doit être soutenue par les autorités

L'industrie automobile est à l'origine de plus de 7 % du PIB de l'Union européenne (UE). 11,4 % des emplois industriels dans cette zone, soit environ 3,5 millions de postes, lui sont également imputables. En outre, les taxes sur les véhicules totalisent pas moins de 440,4 milliards d'euros dans les principaux marchés l'Europe.


Le secteur automobile contribue donc considérablement à l'économie du Vieux Continent. C'est la raison pour laquelle le directeur général de l'ACEA a souligné le caractère vital d'une relance réussie après la pandémie de Covid-19. Il a également émis quelques recommandations :

Si nous voulons revenir à une production à grande échelle, les constructeurs automobiles et les équipementiers doivent mettre leurs usines en service de manière rapide et synchronisée. C'est pourquoi nous demandons à l'Union européenne de soutenir un redémarrage coordonné des activités et des investissements tout au long de la chaîne d'approvisionnement.

Le niveau des ventes n'ayant jamais été aussi bas, Eric-Mark Huitema ajoute que des mesures doivent être adoptées pour encourager les achats de voitures.

Les sites qui ont rouvert ne tournent pas encore à plein régime

L'ACEA a dressé une cartographie des usines automobiles qui tournent de nouveau en Europe. La liste comprend aussi bien les sites de fabrication de voitures particulières que ceux qui construisent des bus. Les firmes qui produisent des camions ne sont pas en reste.

Dans l'Hexagone, le nombre d'usines ayant rouvert s'établit à 31. Au niveau de l'UE, ce sont 196 sites qui ont relancé leur chaîne de production. Dans l'Europe tout entière, le total s'établit à 298, avec :

  • 142 firmes produisant des automobiles particulières ;
  • 58 sites fabriquant des bus ;
  • 58 usines assemblant des camions ;
  • 38 structures dédiées à la production d'utilitaires légers.

L'ACEA a aussi recensé 71 sites de fabrication de moteurs de nouveau opérationnels. Pour l'heure, la capacité de production de l'industrie automobile est largement inférieure à son rythme habituel. En effet, les effectifs qui ont repris le travail sont encore limités, la pandémie de coronavirus sévissant toujours.