Jeudi 17 octobre, l’Assemblée nationale a donné son feu vert aux barèmes officiels du malus pour l’année 2020. Ces derniers entreront en vigueur dès le début de l’année prochaine. Les véhicules neufs qui émettent 110 g/km vont ainsi faire l’objet d’une surtaxe à l’achat (d’une valeur de 50 euros). Les voitures, dont les émissions de CO2 dépassent le 172g/km, seront soumises au maxi-malus fixé à 12 500 euros. Selon l’estimation des professionnels, le malus écologique 2020 concernerait environ 55 % des véhicules neufs, contre 37,2 % pour 2019.

Deux grilles de malus écologiques prévues pour 2020

Le projet de loi de finances 2020 prévoit l’application de deux grilles de malus écologiques.

Le seuil de déclenchement sera de 138 g/km à partir du 1er juin 2020 (110 g/km pour le premier semestre) et la question se pose encore sur une éventuelle réévaluation des montants.

Ceci s’explique par le changement de la moyenne des émissions de CO2 (+24,8 %) dû à l’entrée en vigueur du nouveau cycle d’homologation WLTP au début du deuxième semestre 2020.

Aucune modification n’a été apportée au bonus écologique : celui-ci ne s’applique qu’aux véhicules électriques et son montant est fixé à 6 000 euros.


Le système bonus-malus écologique 2020 ne correspond pas tout à fait aux attentes du CNPA (Conseil National des Professions automobiles).

Ce dernier réclame

« L’application d’un barème de malus unique pour toute l’année et l’élargissement du bonus aux modèles hybrides rechargeables ».

Selon les déclarations de ses membres,

« La seconde grille prévue s’appliquer au mois de juin est une source de complexité pour les consommateurs et pour les professionnels ».

En effet,

« Le malus sera payable à la date d’immatriculation, et non à la date de la commande, laquelle pourrait avoir lieu plusieurs mois à l’avance »

Assènent-ils.

Pas d'énormes répercussions sur les ventes

La hausse des montants du malus aura surement un effet dissuasif sur les futurs acquéreurs, mais les spécialistes du secteur estiment que

« Les répercussions sur les ventes ne seront pas énormes et se limiteront à 0,4 % ».

En tout cas, pour les six premiers mois 2020, l’État compte récupérer 22,5 millions d’euros supplémentaires grâce à la surtaxe sur l’achat des véhicules neufs.