Le projet de Loi des Finances pour l’année 2020 est particulièrement sévère pour les voitures les plus polluantes. Les nouveaux barèmes du malus se baseront sur les mesures effectuées selon les normes NDEC (New European Driving Cycling) qui prend en compte les rejets polluants en cycle urbain et extra-urbain.

Un malus appliqué à partir de 110 grammes de CO2 par kilomètre

Mis en place en 2008 à la suite du Grenelle de l’Environnement, le système de bonus-malus connaitra une nouvelle évolution si les députés n’y apportent pas d’amendements. En effet, le seuil de taxation du malus écologique est passé de 117 grammes de CO2 par kilomètre à 110 grammes.

Pour les véhicules qui émettent 128 grammes de CO2 par kilomètre, la taxe s’envole littéralement, passant de 90 euros à 650 euros. Pour les voitures low-cost, comme la Dacia Sandero 1.2 qui émet en moyenne 130 grammes par kilomètre, la facture sera lourde. À partir de 133 grammes, la taxe dépassera les 1000 euros et au-delà de 173 grammes, le malus s’élèvera à 12?500 euros.


À compter de 2021, l’Union européenne imposera aux constructeurs une moyenne de 95 grammes de CO2 par kilomètres pour l’ensemble du catalogue d’un constructeur. L’objectif est d’atteindre 60 grammes en 2030. Cela va les contraindre à étendre leurs gammes de véhicules électriques et hybrides pour tirer cette moyenne vers le bas.

Un manque d’accompagnement pour contrer la hausse du malus

Les constructeurs fustigent le manque d’accompagnement de la hausse du malus. Avec une hausse inévitable du prix d’une voiture, les clients seront ainsi moins enclins à remplacer leur voiture.

En outre, aucun effort particulier n’est fait pour une implantation généralisée des bornes de recharge, occasionnant une stagnation de la vente des modèles 100 % électrique à 2 % du marché. De plus, aucune loi ne contraint les zones résidentielles pour l’aménagement d’une aire dédiée à la recharge de ces modèles.

En Norvège où les véhicules 100 % électriques atteignent 30 % du parc automobile, des avantages spécifiques ont été mis en place. Ainsi, les conducteurs peuvent se garer gratuitement dans de nombreux endroits.

Les péages sont par ailleurs gratuits, et en ville, ils ont la possibilité d’emprunter la ligne réservée aux bus en cas de trafic engorgé.