Un malus pour décourager l’achat de grosses voitures

Les émissions de dioxyde de carbone augmentent toujours

D’après France Stratégie, les émissions de CO2 par les moyens de transport motorisés continuent de croître depuis près de 30 ans. Depuis le dieselgate, ce phénomène s’est même accentué en raison de l’augmentation des ventes de voitures à essence qui rejettent plus de CO2.

Cet organisme dévoile des chiffres inquiétants : le seuil maximal des émissions de CO2 pour les nouvelles voitures était encore de 120 grammes par kilomètres en 2018 alors qu’il est fixé à 95 grammes d’ici 2 ans et 60 grammes pour 2030.

Les SUV dans la ligne de mire

Selon Nicolas Meilhan qui est l’auteur de la note d’analyse,

pour atteindre ces objectifs ambitieux, il est nécessaire de faire baisser le poids des véhicules et de favoriser le passage à l’électrique.

Dans ce cadre, il préconise « l’application d’un malus aux SUV et aux tanks », en prenant exemple sur la Norvège qui est un pionnier dans ce domaine.


Il suggère ainsi aux automobilistes de privilégier les petites voitures qui font d’ailleurs l’objet d’une assurance auto pas chère. De même, il encourage les constructeurs à produire de plus en plus de voitures légères et électriques.

De plus en plus de voitures à petites batteries

Dans sa note, Nicolas Meilhan met aussi l’accent sur l’avantage de passer aux véhicules électriques dotés de batteries de petite capacité. Cette mesure permettra aussi de freiner la progression de l’utilisation de grosses batteries dans le but de gagner en autonomie.

Il est important de rappeler que plus les batteries sont grandes, plus elles sont gourmandes en énergie aussi bien lors de leur confection que pendant leur utilisation. Ainsi, les grosses autos dotées de batteries rechargeables seraient sans aucun doute pénalisées si le système de bonus/malus est calculé en fonction du poids de la voiture.