Sans surprise, le nombre de nouvelles immatriculations a chuté en janvier. Par rapport à la même période de l’année 2019, les ventes de voitures neuves ont régressé de -13,5 % en France. Cette baisse s’explique par l’entrée en vigueur des nouvelles normes d’homologation et le durcissement de la taxe CO². Dans ce contexte morose, le moral des constructeurs n’est pas au beau fixe. Ceux-ci ont vu leurs ventes flancher, à l’exception de Toyota qui semble faire de la résistance avec une hausse de ses immatriculations.

Les constructeurs font grise mine

L'heure n'est pas à la fête pour les constructeurs automobiles. À l'exception de Toyota, aucune autre entreprise n'a échappé au marasme généralisé qui a frappé le marché automobile français en janvier.

Du côté des tricolores, Renault a vu ses ventes plonger de -17,45 %. Pour sa part, PSA a vendu 5,91 % de véhicules en moins par rapport à la même période de l'année dernière. Le groupe a toutefois des raisons de se réjouir. Sa filiale Peugeot a semblé mieux résister que les autres. Pour la marque au lyon, la baisse a été plutôt modérée (-1,37 %).

Ce résultat est attribuable aux commandes reçues sur les nouvelles Peugeot 208 et Peugeot 2008

a expliqué le constructeur, insistant sur le fait que la 208 s'est placée en tête des ventes en France le mois dernier.


On ne peut cependant pas en dire autant pour l'autre filiale du groupe, à savoir Citroën, qui a enregistré un repli de -10,97 %.

Quant aux constructeurs étrangers, Volkswagen ne semble guère mieux loti. Pire, ses ventes ont flanché de -16,69 % en janvier, alors qu'elles ont terminé en hausse en décembre. Même topo pour Ford et Mercedes qui affichaient respectivement un recul de -33,16 % et de -42,9 %.

Contrairement à la tendance générale, la marque japonaise Toyota a vu ses ventes bondir de +15,19%.

Le marché plombé par les nouvelles normes d'homologation et le coût élevé du malus écologique

Dans l'ensemble, le nombre des nouvelles immatriculations a chuté de -13,44 % en janvier, après un bond de 27,7 % un mois plus tôt.

Ce brutal coup de frein du marché était prévisible avec l'entrée en vigueur des normes WLTP et la forte hausse des barèmes du malus écologique depuis le 1er janvier 2020.

D'ailleurs, une simple simulation d'assurance auto permet de constater le poids grandissant de la taxe carbone sur les primes.

Dès lors, pour éviter d'être pénalisés par ce surcoût, les clients se sont dépêchés d'acheter leur voiture en décembre.

Quant aux constructeurs, ils ont multiplié les efforts pour se débarrasser des modèles plus polluants, qui n'étaient plus éligibles à la nouvelle homologation.