Les tendances actuelles sur le marché automobile sont complètement différentes de celles constatées il y a une décennie. Le déclin du diesel a notamment caractérisé les dix dernières années. En parallèle, la motorisation essence a multiplié ses adeptes. Cette période a également été marquée par la désaffection pour les modèles décapotables. Le point sur ce sujet.

En dix ans, les Français ont totalement changé leurs habitudes en matière de voiture. Qu'est-ce que cette situation a induit pour les professionnels de l'assurance automobile ? En tout cas, la perte de popularité des cabriolets est l'un des exemples les plus parlants de cette évolution des tendances.

Dans les Alpes-Maritimes, les immatriculations de voitures décapotables neuves ont totalisé 579 unités en 2019. Représentant 1,5 % des ventes réalisées l'an dernier, ce chiffre est deux fois moins important comparé à celui de 2010. Quoi qu'il en soit, les Alpes-Maritimes figurent toujours parmi les départements français dans lesquels la population affectionne particulièrement les cabriolets.

Comment la tendance a-t-elle évolué en matière de motorisation ?

Les modèles essence constituent 66 % des immatriculations de voitures neuves recensées actuellement dans l'Hexagone. Il y a dix ans, leur proportion s'élevait à 38 %. Quant à la part des véhicules carburant au diesel, elle s'est effondrée en une décennie. En effet, elle a été pratiquement divisée par trois sur cette période. Dans le détail, elle est passée d'environ 58 % en 2010 à moins de 24 % en 2019.


Qu'en est-il de la motorisation électrique ? Les chiffres indiquent que les véhicules zéro émission commencent à peine à se faire connaître. L'an dernier, ils n'ont représenté que 1 231 immatriculations, portant ainsi leur part à 3,2 % des ventes réalisées en deux semestres. Si les voitures électriques sont encore très minoritaires dans le parc automobile, elles ont tout de même connu une hausse significative de 133 % en deux ans.

En additionnant le nombre d'électriques et d'hybrides vendues en 2019, il en ressort un total de 3 688 voitures. C'est presque 10 % des nouvelles immatriculations enregistrées l'an dernier. Les modèles propres pourraient continuer de progresser étant donné que leur achat ou leur location permet d'accéder à un bonus écologique. Ce dernier peut atteindre 7 000 euros pour les modèles 100 % électriques.

Petites ou grosses cylindrées ?

La disparition des voitures fonctionnant au diesel est plus ou moins importante en fonction de leur puissance fiscale. En effet, les modèles affichant moins de 6 chevaux fiscaux (CV) représentent à peine 6 % des ventes actuelles. En 2010, leur proportion excédait 30 %. Du côté des grosses cylindrées, le recul a été limité. En effet, la part des motorisations diesel de plus de 6 CV est passée de 27 % à 18 % en dix ans.

Pour leur part, les petites cylindrées sont toujours autant plébiscitées chez les voitures à essence. L'an dernier, les modèles de moins de 6 CV ont constitué 36 % des immatriculations de véhicules neufs dans l'Hexagone. Quant aux essences de 6 à 7 CV, elles ont particulièrement progressé en une décennie. En 2019, elles ont représenté 19 % des ventes, soit une hausse de 158 % depuis 2010.


En se focalisant sur la flotte azuréenne, l'on constate qu'elle est désormais dominée par des automobiles qui ne disposent pas de plus de 4 CV. Ces dernières totalisent 155 586 modèles. Cela correspond à 27 % des véhicules qui roulent dans les Alpes-Maritimes.

Autre fait marquant pour le parc azuréen : sa tendance au rajeunissement. En deux ans, une hausse de près de deux points a été observée pour les véhicules de moins de 4 ans.