Avec la pandémie et les deux confinements, le secteur automobile a du mal à retrouver son dynamisme. Néanmoins, sur le marché français, l’impact reste moins important que prévu. Les commandes passées en amont et la réouverture des commerces sur les derniers jours du mois de novembre ont permis à la filière de tenir.

Les chiffres communiqués par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) montrent encore une fois un recul dans le secteur automobile. Les marques tentent de se rattraper avec la digitalisation. Aussi, chez certaines d'entre elles, il est aujourd'hui possible de commander un véhicule en ligne. Leur objectif est de s'adapter au nouveau comportement des clients qui ne se déplacent plus pour demander un devis assurance auto.

Mais d'énormes efforts restent à faire, car il y a encore peu de nouvelles commandes. Cela dit, pour novembre 2020, les constructeurs français s'en sortent mieux que prévu. La livraison des commandes effectuées en amont a sauvé le marché.


Les véhicules à motorisation électrique ont du succès

Avec la fermeture des concessions, les professionnels du secteur automobile redoutaient à nouveau l'effondrement du marché. En effet, en avril dernier, les ventes ont chuté de 89 %. Mais d'après le CCFA, les immatriculations pour les véhicules neufs n'ont baissé que de 27,03 % en novembre 2020, par rapport à la même période l'année dernière. Cela équivaut à 126 048 unités écoulées.

Une partie des chiffres a été réalisée grâce aux modèles à motorisation électrique. D'ailleurs, pour ces derniers, les ventes augmentent de manière significative depuis le début de l'année. Le mois de novembre 2020 se conclut avec 9 600 voitures électriques immatriculées. Soit 200 % de croissance par rapport à la même période en 2019, d'après AAA Data.

La Renault Zoé reste le modèle phare des électriques, ayant gagné 2,1 % des parts de marché. Elle s'est effectivement vendue à 31 400 unités depuis janvier 2020. Un chiffre qui la positionne à la 10ème place dans la liste des véhicules les plus vendus en France.

Globalement, sur les 11 premiers mois de l'année, le marché français enregistre un recul de 26,92 % des immatriculations pour les véhicules neufs. Le CCFA s'attend à une amélioration, avec un chiffre qui oscille autour de - 25 % tout au long de l'année 2020.


Renault, durement frappé

Les pertes sont limitées grâce aux clients – particuliers et professionnels – qui se sont montrés plus compréhensifs qu'au printemps dernier. Ils ont accepté de recevoir les véhicules commandés dès qu'ils étaient prêts. Les constructeurs avaient donc des demandes à traiter.

Par ailleurs, les mesures ont été allégées. Les concessions ont pu accueillir des clients durant les trois derniers jours de novembre. Cela leur a permis de finaliser les achats en attente. En revanche, pour les nouvelles commandes, un recul de près de 70 % a été observé au cours des deux premières semaines du mois.

En tout, pour novembre, les parts de marché des constructeurs français ont chuté de 28,09 %. C'est un peu plus que la moyenne. PSA s'en sort mieux grâce aux ventes de Peugeot (- 19,6 %) et à sa marque DS (- 0,7 %). Le groupe français termine avec un plongeon de 23,36 %.

Renault est plus impacté (- 34,16 %). Ce chiffre pourrait être les conséquences des décisions prises par la nouvelle direction. En effet, cette dernière veut donner la priorité aux marges plutôt qu'aux volumes. Chez les marques concurrentes, Toyota et Ford enregistrent respectivement une chute de 11,95 % et de 41 %.