Cela fait maintenant deux semaines que les Français sont obligés de rester chez eux. Cette mesure a été adoptée pour contenir la propagation du coronavirus sur l’ensemble du territoire. Si les forces de l’ordre ont misé sur la pédagogie au début, elles appliqueront dorénavant des sanctions plus sévères en cas de non-observation des consignes de confinement.

Les Français n'ont plus le droit de sortir de chez eux, à moins qu'il ne soit question de subvenir aux besoins les plus indispensables. Tel est notamment le cas des courses et de la consultation d'un médecin. Par ailleurs, les employés qui ne peuvent pas travailler à distance sont autorisés à se rendre au bureau avec leur voiture couverte par une assurance auto.

Depuis que le confinement a été décrété par l'exécutif, près de 100 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés à travers toute la France. Durant les premiers jours, les sanctions à l'égard des contrevenants étaient plutôt douces. Mais désormais, ils seront plus sévèrement punis.

À quelles sanctions les contrevenants s'exposent-ils ?

Actuellement, un conducteur verbalisé pour la première fois doit payer une amende de 135 euros, selon la grille établie. Une majoration est appliquée en fonction du nombre de récidives. Par exemple, un automobiliste qui a violé quatre fois les règles au bout de 30 jours risque de se faire retirer son permis de conduire. Il ne pourra pas se remettre au volant avant trois ans.


En outre, il encourt une peine de prison de 6 mois, en plus d'une amende qui peut atteindre 3 700 euros.

Concernant les poids lourds de plus de 7,5 tonnes, l'interdiction de circuler sur la voie publique a été levée jusqu'au 20 avril prochain. Un arrêté datant du 19 mars dernier le confirme. Les limitations en question concernent généralement les week-ends et les jours fériés.

Ainsi, pour se rendre à Paris depuis la province un dimanche ou un jour férié, par exemple, le chauffeur peut désormais rouler entre 22 heures et minuit. La durée de conduite journalière est régie par l'arrêté du 20 mars dernier.

Un possible allongement de la durée de confinement

Les mesures de confinement ont commencé à être appliquées le mardi 17 mars dernier. Depuis ce jour, le nombre de procès-verbaux rédigés a été porté à plus de 90 000. La liste pourrait s'allonger parce que le gouvernement envisage de prolonger de plusieurs semaines le confinement, qui est censé s'achever le 31 mars prochain.

Les règles y afférentes ont été durcies, de manière à suspendre toute activité non essentielle. Si la sanction s'est auparavant limitée à 38 euros en cas de non-respect du confinement, la facture augmente désormais rapidement. Par exemple, en cas de récidive dans les 15 jours suivant la première infraction, une amende de 1 500 euros s'appliquera.

En tout cas, chaque sortie doit toujours être justifiée par une autorisation spécifique qui ne prend effet qu'une seule fois. Il reste à savoir si les nouvelles mesures suffiront à dissuader les éventuels contrevenants.