Le montant du malus pourra bientôt dépendre du poids du véhicule

Bien qu’elle soit utile au quotidien, la voiture reste un polluant important, responsable d’une bonne partie des émissions de CO2 dans les agglomérations. Aussi, lorsque les autorités cherchent à réduire ces émissions, les véhicules sont forcément concernés.

Pour limiter leur empreinte écologique, les usagers sont aujourd’hui encouragés à adopter les véhicules plus légers ou les hybrides, moins polluants.

Mais un simple encouragement ne suffit pas. Il faut également des mesures incitatives qui favorisent la mutation vers ces véhicules considérés comme plus appropriés. C’est dans ce sens que France Stratégie préconise l’introduction d’un malus supplémentaire, calculé en fonction du poids du véhicule.


Une solution pour réduire la vente de véhicules lourds

Réduire la pollution de l’air est une priorité pour les autorités. Mais pour ce faire, d’énormes investissements restent à faire. En effet, de 2001 à 2017, on a relevé une diminution de seulement 10 % des émissions de CO2 en conduite sur routes. Et l’origine de ce taux déplorable est bien connue : l’utilisation de véhicules lourds.

Ainsi, bien que de nombreux constructeurs investissent dans les voitures électriques, les pratiques ne changent pas du côté des usagers. Les véhicules polluants continuent d’être utilisés. Les SUV sont d’ailleurs les principaux modèles reconnus comme générant un important impact environnemental.

Plus lourds, plus puissants et avec un aérodynamisme peu efficace, ils utilisent plus de carburant et émettent plus de CO2. Et pourtant, les SUV représentent près d’un tiers de la vente de véhicules en Europe.

Pour diminuer leur vente, voire leur fabrication, France Stratégie propose ainsi une indexation du malus en fonction du poids, en restant sur le mode de calcul actuel.

Les véhicules électriques et les modèles plus légers mis en avant

À la place des véhicules lourds, cette mesure préconise ainsi l’utilisation de véhicules plus légers et des modèles totalement ou partiellement électriques, dotés d’une batterie de petite taille. En optant pour ce type de voitures, le propriétaire peut profiter d’un coefficient de bonus malus plus avantageux, avec un degré de malus plus bas et une prime plus élevée.


Pour l’heure, aucune action concrète n’a été entreprise en vue d’instaurer ce nouveau calcul. Toutefois, les autorités peuvent être convaincues de sa faisabilité au vu du succès que connaît la Norvège avec le même système utilisé depuis près de 3 ans.

En 2016, celle-ci a déjà atteint le niveau d’émissions de CO2 de 95g/km, faisant de ce pays le leader européen de l’électromobilité.

En France, la promotion de l’utilisation des véhicules équipés d’une petite batterie sera donc l’objectif à atteindre pour réduire le rejet de CO2. D’ailleurs, outre cet effet sur l’environnement, le conducteur réduit également sa consommation avec ces véhicules.