Ces cellules amélioreraient la performance des véhicules électriques mis au point par le constructeur américain. La fabrication sera réalisée par Panasonic dans une nouvelle usine installée au Kansas. L’ouverture de ce site devrait l’aider à augmenter ses capacités de production. Le projet a reçu le soutien de l’État du Kansas.

Revoir ses capacités de production est aujourd'hui crucial pour Panasonic face au développement de la mobilité électrique aux États-Unis. Il s'agit même d'une urgence avec la pression de l'un de ses partenaires, le constructeur américain Tesla. Pour répondre aux besoins de ce dernier, le groupe japonais vient d'annoncer un investissement de 4 milliards de dollars. Il servira à la fabrication des nouvelles cellules baptisées « 4680 ». Elles seront utilisées pour produire une nouvelle génération de batteries qui serviront sur les futurs modèles du leader américain. Les autorités du Kansas se sont montrées favorables au projet qui devrait contribuer à la croissance économique de leur État.


Une subvention d'un milliard de dollars de la part de l'État du Kansas

Le choix de Panasonic de s'installer au Kansas représente une opportunité pour les autorités locales. Cela permettrait la création d'emplois de qualité avec 4 000 nouveaux postes à la clé. Les bénéfices perçus ont convaincu l'État du Kansas à y participer en apportant un capital d'environ un milliard de dollars. Le financement a été officialisé au début de l'année 2022.

Chez Panasonic, l'objectif est de multiplier la capacité de production par trois ou par quatre d'ici 2029. Deux nouvelles unités d'assemblage ont déjà fait leur apparition au Japon dans ce cadre.

ImportantElles sont situées dans la préfecture de Wakayama et devraient être inaugurées en 2023. L'entreprise nipponne a également envisagé d'ouvrir une usine à Oklahoma.

En effet, elle doit à la fois honorer les demandes de ses partenaires et faire face à la concurrence. Comme ce qui est le cas dans d'autres secteurs comme celui de l'assurance voiture.

L'entreprise chinoise CATL figure parmi les industriels actifs dans la fabrication des cellules 4680. Elle a mis au point une technologie appelée Qilin Battery. Pour l'instant, la société n'a obtenu aucun contrat avec Tesla et ne possède aucun site aux États-Unis.

LG Energy Solution est un autre acteur qui se positionne comme un concurrent direct de Panasonic. Le groupe sud-coréen a investi 450 millions de dollars en juin 2022 pour produire les mêmes cellules. La fabrication se fait au sein d'une usine qui lui appartient au sud de Séoul, à Ochang. Le nom de l'entreprise qui lui rachètera ces composants n'a pas été communiqué. Les spécialistes pensent toutefois qu'une partie sera livrée à Tesla.

Des cellules qui coûtent moins cher aux industriels

Hormis le nouveau site de Kansas, Panasonic a déjà lancé une gigafactory avec Tesla, installée au Nevada. Le groupe japonais cherchait un moyen de lui fournir les équipements qu'il attend depuis quelques mois. Il a étudié ses possibilités en évaluant les capacités de plusieurs de ses usines. En juin dernier, Elon Musk a fait part des répercussions que la pénurie de batteries a sur ses activités. Ses unités d'assemblage aux États-Unis en sont les principaux impactés.

Panasonic a finalement pris la décision d'entreprendre la production dans son site de Kansas. Les cellules 4680 qu'il produira sont destinées aux véhicules mis au point dans le site de Tesla au Texas. Les analystes parlent entre autres du Model Y et du Cybertruck que ce dernier prévoit de mettre sur le marché.

Ces nouvelles cellules ont une taille plus importante que celles baptisées 2170, utilisées aujourd'hui par le constructeur américain. Le nom vient de leur dimension avec leurs 46 mm de diamètre et 80 mm de hauteur. Elles augmentent la performance des batteries tout en réduisant le coût lié à l'utilisation de nickel, lithium et cobalt. Elles constituent une alternative en attendant la sortie des batteries solides promues comme une innovation dans le secteur. Ces dernières ne devraient pas être disponibles avant 2028.

Une fois ces composants en main, Tesla s'occupe lui-même de l'assemblage de ses batteries. Il travaille avec des industriels coréens et japonais pour en disposer tout en s'appuyant sur ses laboratoires.