Alors que les constructeurs espéraient une reprise pour l’automobile en France en 2021, le bilan pour 2021 a été tout aussi mauvais que celui de 2020, qui s’était conclu avec une chute de 25 % des immatriculations. Renault et Peugeot, les deux leaders du marché, ont été durement affectés, avec moins de 300?000 exemplaires écoulés l’an dernier.

La chute des ventes a sévèrement impacté les deux leaders français

L'industrie automobile mondiale a subi de plein fouet les conséquences de la pandémie de Covid-19, à commencer par la pénurie de puces électroniques, composants pourtant indispensables. Par ailleurs, les retards d'approvisionnement ont entraîné un doublement des délais de livraison. Alors que la demande est soutenue, le stock de véhicules peine à suivre.

En conséquence, les ventes ont enregistré une nouvelle baisse en 2021 après celle de 2020. Les deux poids lourds français du marché ont été particulièrement affectés. Pour la première fois, la marque au lion prend la tête du classement avec 17,1 % de parts de marché et 285?930 unités vendues. Renault, qui ne représente plus que 16,3 %, doit désormais se contenter de la deuxième marche du podium. La Peugeot 208 remporte la palme de la voiture la plus vendue, suivie par la Clio de Renault, tandis que la 2008 complète le top 3.


La crise a également touché le secteur de l'assurance auto. Les tarifs ont légèrement baissé en 2021 en raison d'une sinistralité moindre due au télétravail et aux restrictions de déplacement pendant certaines périodes. Mais en 2022, une remontée est attendue, s'ajoutant à l'entrée en vigueur des nouveaux référentiels pour l'indemnisation des sinistres.

Des marques étrangères s'en sortent sur un marché en transition

Malgré les difficultés, certaines marques étrangères s'en sortent bien. Hyundai-Kia et Tesla se distinguent en étant les seules à afficher une progression des mises à la route entre 2019 et 2021. Avec 90?000 immatriculations, les volumes de la firme sud-coréenne pour l'année dernière ont bondi de 215 %. Cette performance est due à son catalogue bien fourni en modèles hybrides et électriques, mais également l'intérêt des entreprises qui se constituent une flotte de véhicules de fonction. Selon Lionel French Keogh, président de sa filiale hexagonale, annonce que

Le niveau des commandes pour ce début d'année 2022 équivaut à presque trois mois de ventes.

La firme texane Tesla se porte également très bien. Sur le segment des voitures électriques, sa Model 3 ravit le titre de best-seller à la Renault Zoe et arrive dans le top 15 au 14e rang. Il profite ainsi pleinement de la transition qui s'opère sur le marché tricolore. L'année dernière, grâce à une croissance de 11 points, les hybrides ont détenu 25,8 % de parts. Les ventes d'électriques ont également grimpé de 3,1 points, pour 9,8 % des mises à la route en 2021. À l'inverse, la part du diesel est tombée à 21,1 %, tandis que l'essence résiste avec 40,2 % des immatriculations totales.