Actuellement, de nombreuses compagnies d’assurance offrent jusqu’à 20 % de rabais pour les véhicules équipés d’aides à la conduite. Ces systèmes contribuent à réduire significativement les risques d’accident de la route. Ainsi, les assureurs peuvent se permettre de faire baisser les primes sur les voitures disposant de ces nouvelles technologies sans menacer leurs marges.

Depuis quelques années, les aides à la conduite se sont multipliées dans le secteur automobile. Elles ont été conçues pour assurer un confort optimal au conducteur et sécuriser davantage l’utilisation du véhicule au quotidien.

Les voitures commercialisées sur le marché peuvent désormais être équipées de système de freinage automatique d'urgence, de régulateur de vitesse automatique, d’avertisseur de collision, de détecteur de somnolence, etc.

Les dispositifs en question sont soit proposés en option, soit en série, selon le constructeur considéré. D’après les spécialistes, certaines fonctionnalités relèvent du gadget technologique. En revanche, d’autres systèmes peuvent contribuer significativement à améliorer la sécurité des automobilistes et des usagers de la route.


Des équipements qui coûtent cher

Le rapport entre les dispositifs embarqués et le coût des contrats est un sujet particulièrement sensible dans le monde de l’assurance automobile. En effet, eu égard à l’évolution du secteur, ce critère déterminera inévitablement la nouvelle organisation de la concurrence dans le futur.

D’après les propos d’un assureur, rapportés par Le Parisien :

« Dans les années à venir, les garanties seront de plus en plus établies en fonction des technologies utilisées par les conducteurs. »

Selon les projections du réassureur Swiss Re, à l’échelle mondiale, le marché des aides à la conduite dépassera le seuil des 100 milliards de dollars à l’horizon 2025.

Par ailleurs, les experts estiment que ces technologies permettront de faire baisser le taux d’accidentalité de 25 %. De ce fait, les primes des automobilistes sont susceptibles d’être réduites de près de 20 milliards d’euros.

En dépit de leurs atouts, les équipements comme les caméras, les radars, les capteurs ultrason, etc. sont plutôt onéreux. Le prix des réparations, en cas d’accident, aura tendance à s’aligner sur la valeur des systèmes embarqués.

À quel point les aides à la conduite sont-elles efficaces ?

Les propriétaires de véhicules équipés d’aides à la conduite peuvent désormais bénéficier d’une assurance auto pas cher. En effet, de nombreux assureurs proposent de réduire jusqu’à 20 % les primes des voitures disposant de ces systèmes.


Ce rabais permettra d’amortir en deux à trois ans les 700 à 1 500 euros investis dans ces nouvelles technologies. Évidemment, le prix peut varier sensiblement selon les équipements embarqués ainsi que la marque et le modèle en question. Dans tous les cas, la baisse des primes compensera le coût des équipements utilisés.

Eu égard à l’évolution du secteur, le cabinet d’expertise Ptolemus Consulting Group estime qu’en 2030, plus de 50 % des voitures dans le monde disposeront d’aides à la conduite. Pour rappel, l’antiblocage (ABS) et l’antipatinage (ESP), apparus dans les années 1980-1990, sont devenus obligatoires respectivement depuis 2004 et 2012 en raison de leur grande efficacité.

De même, l’Europe a rendu l'appel automatique d'urgence obligatoire en 2018, en constatant les 2 500 vies sauvées par ce système chaque année. L’AEBS (freinage automatique d'urgence) devrait également être imposé sur les nouvelles voitures en 2020.