La pollution de l’air par les véhicules roulants à motorisation thermique inquiète l’Anses

Des conséquences néfastes pour la santé

L’Anses s’est basé sur des données et des informations scientifiques pour appuyer sa théorie concernant le rôle prépondérant des véhicules à motorisation essence ou diesel dans la pollution de l’air et de l’environnement. L’exposition aux poussières et substances toxiques émises par les voitures constitue en effet une sérieuse menace pour la santé humaine et animale.

Il a d’ailleurs été prouvé que les poussières et les gaz polluants issus des automobiles et autres engins motorisés sont à l’origine de maladies de l’appareil respiratoire et du système cardiovasculaire.

La pollution provoquerait 48 000 décès précoces dans l’Hexagone tous les ans selon les statistiques.


Ses conséquences néfastes sur les femmes enceintes et sur leur bébé à la naissance sont même mises en exergue par une étude européenne menée par le « Lancet Respiratory Journal ».

Les solutions mises en avant

L’Anses met en avant quelques solutions sur la base d’évolutions technologiques futures. Mais elle reste sceptique sur le fait que favoriser les moteurs à essence par rapport au diesel soit efficace pour réduire significativement les émissions polluantes.

En ce qui concerne les technologies alternatives, le rapport de l’agence émet un avis positif sur la promotion de la mobilité électrique ainsi que d’autres moyens de locomotion plus propres.

Dans ce sens, de nombreuses mesures ont été prises comme en Ile-de-France où l’acquisition de véhicules ou de deux-roues électriques fait l’objet de subventions.

Certaines compagnies proposent aussi des contrats d’assurance auto pas chère pour encourager l’initiative.

L’objectif de la région étant d’améliorer la qualité de l’air, pour Jean-Philippe Dugoin-Clément, Vice-président de l’Ile-de-France en charge l’écologie, les recommandations de l’Anses sont les bienvenus. Concernant le scénario « Ambition Air », l’agence préconise des baisses drastiques des émissions du CO2 à travers la réduction du volume du trafic routier.