Actuellement, les propriétaires de modèles électriques sont très courtisés par les compagnies d’assurance. Ces dernières considèrent en effet que ces profils sont moins propices aux accidents, indépendamment de leur initiative en matière de protection de l’environnement. Toutefois, ce phénomène vient essentiellement d’une distorsion statistique liée à l’infime part de marché de ce type de motorisation.

Jusqu’à présent, les voitures électrifiées, et d’autant plus les modèles 100 % électriques, coûtent assez cher pour le consommateur moyen. Les utilisateurs de ce type de véhicule peuvent toutefois faire des économies à long terme sur la consommation et l’entretien du véhicule.

Désormais, ils ont également la possibilité de réduire leurs dépenses en matière d’assurance grâce à ce choix de motorisation.

D’après Moneyvox, les conducteurs d’électrique ont actuellement l’opportunité de payer une prime jusqu’à 50 % moins élevée que les usagers de moteurs thermiques. Il s’agit d’un privilège supplémentaire, car ils ont déjà la chance d’être dépannés par les assureurs en cas de problème de batterie.


Illusion statistique

Pour l’heure, les assureurs pensent que les électriques provoquent moins d’accidents que les thermiques. Toutefois, en tenant compte de leur volume sur le marché ou sur les routes, les sinistres associés à ce type de voiture affichent un taux relativement similaire à celui des modèles traditionnels.

Par ailleurs, le coût des réparations équivaut aux dégâts causés par les thermiques. D’ailleurs, d’après une récente étude d’Axa Suisse, rapportée par Les Échos, les berlines et les SUV électriques de luxe ont tendance à provoquer 40 % d’accidents de plus que les modèles essence ou diesel équivalents.

En revanche, les citadines électriques causent 10 % moins d’accidents que leurs homologues thermiques. Cependant, dans l’ensemble, la fréquence des sinistres reste similaire sur les deux segments. Cette situation risque d’augmenter inexorablement les primes d’assurance des voitures électriques.

Selon la responsable Recherche accidentologique et prévention d’Axa, Bettina Zahnd :

« Nous prendrons des mesures dès que nous serons sûrs que les tendances sont significatives ou dès que nous verrons que les coûts des accidents impliquant des véhicules électriques sont nettement plus onéreux que d’autres ».

Un secteur réactif

Les professionnels de l’assurance auto ont constaté que les véhicules électriques étaient nettement moins sujets aux accidents que leurs homologues thermiques. Selon la branche automobile d’Axa, cette situation s’explique surtout par la faible autonomie des modèles électrifiés par rapport aux motorisations essence ou diesel.


En effet, ce type de voiture tend à rouler moins vite et moins longtemps que les thermiques au quotidien. Logiquement, les électriques sont moins susceptibles d’être impliquées dans des accidents de la route. Les compagnies d’assurance ont ainsi développé des contrats adaptés à leurs usagers en tenant compte de ces paramètres.

Afin de séduire les conducteurs d’électriques, les assureurs se sont appliqués à concevoir des offres commerciales particulièrement attractives sur ce segment. Ils ont notamment prévu une grande variété de remises et de réductions pour cette nouvelle clientèle. De plus, des primes sont offertes aux automobilistes privilégiant les motorisations peu polluantes.

Au-delà des questions écologiques, les assureurs cherchent à trouver une nouvelle manière de fidéliser leurs clients à travers ces offres spécialement pensées pour les adeptes de voitures électriques. Dans une certaine mesure, ces professionnels misent sur l’avenir du secteur automobile.