Les deux mois de confinement ont affecté considérablement l’activité des constructeurs automobiles. Pour relancer la filière, l’exécutif a déployé un plan de soutien comportant diverses mesures incitatives. Le renforcement de la prime à la conversion en fait notamment partie. Alors que le dispositif devait être plafonné à 200 000 bénéficiaires, il pourrait finalement profiter à davantage de personnes.

Outre la prime à la casse plus généreuse, le gouvernement a prévu l'augmentation du bonus écologique dans le cadre de son plan visant à soutenir la filière automobile. Les effets des mesures y afférentes devraient se ressentir jusque dans le secteur de l'assurance auto.

Dans le détail, le bonus écologique octroyé aux acquéreurs de modèles 100 % électriques est passé à 7 000 euros. Pour leur part, ceux qui se procurent un hybride rechargeable pourront accéder à un montant de 2 000 euros. Ces aides sont cumulables avec la prime à la conversion, si bien que les bénéficiaires peuvent recevoir jusqu'à 12 000 euros s'ils remplissent toutes les conditions requises.

Des conditions d'éligibilité assouplies

La nouvelle prime à la conversion permet aux automobilistes d'obtenir 3 000 euros contre la mise à la casse d'un vieux modèle et l'achat d'une voiture diesel ou essence moins polluante. Concrètement, il faut que le véhicule de remplacement émette moins de 137 g de CO2/km en cycle WLTP.


À noter que les modèles Crit'Air 3 sont désormais éligibles à la prime à la conversion exceptionnelle. Il s'agit des voitures essence mises en circulation avant 2006 ainsi que des véhicules diesel immatriculés avant 2011. Pour les acquéreurs d'électriques, l'aide peut atteindre 5 000 euros.

Pour y prétendre, le revenu fiscal de référence par part des ménages ne doit pas dépasser 18 000 euros par an, contre 13 489 euros auparavant. Ainsi, 75 % des Français y sont dorénavant éligibles.

Un dispositif au succès populaire

Sans surprise, la prime à la conversion élargie est fortement plébiscitée. Les rabais accordés par les constructeurs ont contribué au succès du dispositif. À peine un mois après son lancement, plus de 100 000 individus ont en fait la demande.

Face à la vitesse à laquelle les primes partent, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a laissé entendre que le nombre de bénéficiaires pourrait être revu à la hausse. Il a indiqué :

[…] Nous verrons s'il y a lieu ou non de prolonger le dispositif, pour le moment nous restons sur 200 000.

Le gouvernement devrait se prononcer dans les prochaines semaines. En juin dernier, le marché des voitures particulières a affiché des résultats positifs (immatriculations en hausse de 1,2 % comparativement au même mois en 2019). La prolongation du dispositif exceptionnel devrait permettre de maintenir cette dynamique.