Depuis début février 2022, les prix des péages autoroutiers tricolores se sont alourdis de 2 %. Dans les détails, ceux sur le réseau Autoroutes Paris-Rhin-Rhône ont crû de 2,05 %. Pour les voies rapides gérées par Cofiroute, les tarifs ont augmenté de 1,89 %. Concernant celles confiées à Vinci Autoroutes, certaines ont fait l’objet d’un maintien des coûts de 2021.

Depuis le 1er février, plusieurs automobilistes français se sont certainement mis en colère à cause d'une nouvelle augmentation des péages autoroutiers. À partir de cette date, les prix des principaux réseaux autoroutiers ont évolué de +2 % en moyenne. C'est ce qui ressort des informations contenues dans des arrêtés publiés dans le Journal officiel le 30 janvier 2022. Pour comparaison, les coûts des péages avaient progressé en moyenne de 0,44 % au début de l'année dernière.

En clair, Vinci Autoroutes a choisi de geler les prix sur huit sur dix des trajets inférieurs à 30 km. Le concessionnaire autoroutier indique vouloir conserver le pouvoir d'achats des automobilistes.


Vinci Autoroutes a bloqué les coûts pour certains axes inférieurs à 50 km

Dans son communiqué du 24 janvier 2022, il déclare également :

Favoriser les déplacements du quotidien, domicile-travail notamment.

Cette décision s'étend également à deux sur trois des tronçons de 50 km ou moins, ainsi qu'à tous les :

[…] Itinéraires de contournement de 34 agglomérations desservies par le réseau Vinci Autoroutes.

S'agissant du réseau Escota, une hausse maximale de 2,051 % sera appliquée à ses autoroutes. Cette opération concernera les voitures de catégorie 1 à 5. Ainsi, la facture pour l'axe Lyon-Montpellier s'élève à 28,40 euros pour les conducteurs de véhicule léger. Un coût qui pourrait gonfler les dépenses mensuelles des automobilistes réalisant régulièrement ce trajet. Pour compenser cette majoration, ceux-ci pourront cependant se servir d'un comparateur assurance auto. En mettant en balance plusieurs offres, ils peuvent obtenir des cotisations moins onéreuses pour cette couverture.

Du côté de l'Autoroute du Sud de la France (ASF), son réseau connaîtra une hausse maximale de 2,191 %. Un taux auquel échappera le tunnel de Puymorens. Ainsi, ceux qui roulent avec une voiture de catégorie 1 devront payer 33,1 euros pour un trajet vers Bordeaux depuis Paris. La note s'établit à 28,4 euros pour ceux qui parcourent Lyon-Toulouse-Espagne par l'A709 et l'A7.

La montée sera de l'ordre de 1 % maximum sur le réseau Cofiroute

L'opérateur Cofiroute, lui, se voit pratiquer un taux maximal de 1,896 % depuis début février 2022. Par conséquent, les automobilistes de classe 1 effectuant par l'A10 et l'A83 un déplacement Nantes-Bordeaux devront s'acquitter de 30,10 euros. Avec le même profil, emprunter l'A11 pour un Paris-Le Mans-nord coûtera 19,50 euros. Par l'A10, l'itinéraire Paris-Tours-centre sera facturé à 24,10 euros.


Pour la Société d'autoroute Auvergne Rhône Alpes (AREA), le redressement tarifaire est soumis à un taux maximal de 2,06 %. Ainsi, pour effectuer Chambéry nord – Nancy, un conducteur de classe 1 devra régler la somme de 5 euros.

Enfin, le taux d'accroissement maximal est fixé à 2,05 % pour le réseau Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR). Une entreprise à qui l'État a concédé quatre grands axes :

  •  Centre de l'Hexagone ;
  •  Rhônalpin ;
  •  Bourgogne-Europe du Nord ;
  •  Paris-Lyon.

Pour partir de Dijon vers Auxerre, un automobiliste de classe 1 devra dans cette condition débourser 16 euros.