Des prix réduits n’impliquent pas nécessairement une baisse de qualité

Ces dernières années, de nombreuses compagnies d’assurance proposent à leurs clients des offres low cost. Elles peuvent être intégrées à leur catalogue de produits ou commercialisées à travers une enseigne indépendante. Ce type de formule peut être retrouvé chez AllSecur (Allianz), Direct Assurance (Axa), L’olivier (Groupe Admiral), Euro-Assurance (Assu 2000), etc.

Avec leurs offres discount, les assureurs visent surtout une clientèle digitale, constituée majoritairement de jeunes cherchant une couverture à prix réduit.

De ce fait, la formule ne convient généralement pas aux personnes réfractaires au numérique et à la technologie. En effet, ce type de service est le plus souvent accessible en ligne ou via une application dédiée.


Des prestations ramenées à l’essentiel

En général, pour concevoir leurs formules low cost, les assureurs éliminent de leurs contrats tout ce qui peut paraître superflu. Par exemple, la garantie « assistance 0 km » est souvent considérée comme inutile sur une voiture neuve. Elle peut donc être supprimée. D’ailleurs, il est assez peu probable qu’un véhicule neuf puisse tomber en panne.

D’autre part, pour pouvoir baisser les prix, les compagnies d’assurance misent également sur la réduction du coût de gestion et de commercialisation. Concrètement, cette stratégie se traduit par la mise en place d’un service dématérialisé, accessible en ligne ou via une application mobile. En effet, les agences physiques nécessitent du personnel et coûtent cher.

Une fois les dépenses réduites, l’assureur pourra afficher des tarifs concurrentiels et dédier la majeure partie de la prime à l’indemnisation du souscripteur. Ce modèle est assez courant au sein de la nouvelle génération d’assureurs. Ainsi, la plupart de ces nouveaux acteurs proposent leurs services uniquement sur application mobile.

Avec ce type de formule, l’utilisateur a la possibilité de souscrire lui-même son contrat, de modifier son offre à sa guise ou de contacter un dépanneur, en seulement quelques clics. Cependant, toutes ces opérations requièrent une certaine familiarité avec les smartphones et la technologie en général.


En somme, l’automobiliste a besoin de connaître ses besoins et les limites de la formule avant d’opter pour une assurance low cost. Il saura ainsi si le contrat correspond ou non à son profil. Le tout consiste à analyser et à comparer les offres disponibles sur le marché.

Une qualité variant selon l’assureur

Tiers, tous risques, bris de glace… la plupart des formules existant en assurance auto peuvent se décliner dans une version low cost. La réduction du prix se traduit souvent par des prestations limitées par rapport à une offre classique. Cet allègement est généralement avantageux pour les clients considérant plusieurs garanties et services comme superflus.

En revanche, ce type d’offre devient problématique dès que l’assureur rend optionnelles les couvertures de base. Par exemple, certaines formules low cost ne comprennent aucune garantie d’assistance ou protection du conducteur.

Pourtant, les professionnels du secteur se sont mis d’accord pour inclure ces garanties élémentaires dans toutes leurs offres, même sur les contrats couvrant seulement le minimum.

Dans d’autres cas, des garanties portant les mêmes noms impliquent des prestations totalement différentes dans la formule classique et la version low cost.

Chez Axa, par exemple, la garantie « bris de glace » couvre les feux avant dans le contrat classique. En revanche, dans sa formule low cost Clic and Go, le remboursement concerne uniquement le pare-brise avant.


De même, la garantie « tous accidents » de l’offre Maaf Eco n’accorde pas d’indemnisation si la voiture a été endommagée sur son lieu de stationnement. La formule classique, en revanche, protège contre tous les chocs, même si le responsable n’est pas connu.

Enfin, en cas de perte d’autonomie, les indemnisations au niveau de la garantie du conducteur peuvent varier entre 100 000 euros (L’olivier) et un million d’euros (Maaf). L’écart entre ces deux montants illustre parfaitement la diversité des offres disponibles sur le marché.