Le prix des véhicules électriques aurait tendance à baisser drastiquement dans les années à venir. C’est du moins, le point de vue de Jim Farley, l’actuel PDG de Ford qui a profité de la Bernstein Stratégie Décisions Conference pour donner son avis sur le sujet en mettant en avant les différents éléments permettant de penser à un aboutissement aussi encourageant pour les consommateurs.

Avec un tarif moyen évoluant dans la barre des 40?000 euros, autant dire que les voitures électriques sont encore difficilement accessibles pour la grande majorité des budgets. Ce, même si l'assurance auto y est également incluse sans parler des dispositifs d'aide à l'acquisition mis en place par les gouvernements.

Mais peut-être plus pour longtemps selon Jim Farley estimant que dans l'avenir, ce barème pourrait être réduit à près de la moitié. Profitant la Bernstein Stratégie Décisions Conference, cet homme à la tête du groupe Ford a en effet indiqué qu'un tel aboutissement est désormais incontournable notamment, grâce aux efforts fournis par les constructeurs pour réduire les coûts de fabrication.


Les prix seront réduits de près de la moitié

En tant que PDG de Ford, Jim Farley est bien placé pour donner son avis sur l'évolution du marché de la voiture électrique au niveau mondial. Aux yeux de ce responsable, les modèles électrifiés ont d'ores et déjà obtenu leur ticket pour renforcer leur notoriété face aux thermiques qui continuent de perdre du terrain.

À ce propos, cet expert estime que d'ici quelques années, l'obstacle majeur au développement de l'électrique aurait tendance à s'effriter en faisant allusion au coût à l'acquisition et en indiquant que :

L'industrie se dirigera assurément vers une énorme guerre des prix.

De quoi avantager les consommateurs qui auront une chance de voir la moyenne tarifaire réduite de près de la moitié. Ce, en passant de 40 000 euros à moins de 30 000 euros comme le prévoit Tesla tablant sur 25 000 euros ou Volkswagen sur 24 000 euros avec le concept ID.Life présenté récemment.

Inutile de préciser que davantage de ménages auront la possibilité de troquer leur véhicule thermique contre l'électrique en pensant notamment à ceux qui vivent dans les pays où les aides gouvernementales contribuent activement dans l'allègement de la facture.

En ce sens, il faut d'ailleurs rappeler que pour la France, les acquéreurs peuvent compter sur le prêt à taux zéro ou encore sur le bonus écologique qui sera réduit à 5 000 euros à partir du 1er juillet 2022 pour tout achat de moins de 45 000 euros. Et pas seulement puisque le pouvoir public a aussi promis un dispositif qui devrait permettre aux Français aux revenus le plus modestes de tirer leur part du gâteau en misant sur un mécanisme de leasing à 100 euros par mois.

Les indicateurs pointent dans ce sens

D'après Jim Farley, des indicateurs permettent de tabler sur cette baisse drastique du prix des véhicules électriques. Dans cette optique, cet expert a indiqué que les avancées technologiques y joueront pour beaucoup.

Toutefois, il a tenu à préciser que ne serait qu'un détail une fois comparé aux efforts fournis par les constructeurs pour éliminer l'élément principal expliquant le coût élevé de ces modèles à l'heure actuelle. Les dépenses liées à la fabrication qui représentent un coût faramineux en prenant en exemple le coût de la batterie qui, à lui seul, est élevé à 18 000 euros.

En effet, M. Farley a fait savoir que les acteurs automobiles sont de plus en plus nombreux à adopter une stratégie visant à réduire considérablement ces coûts. Ce, en misant sur le développement de nouvelles plateformes de fabrication qui auront pour objectif de diviser par deux le nombre de postes de travail comme c'est déjà le cas pour Ford selon le PDG du groupe ajoutant que :

Si deux ou trois constructeurs commencent à investir pour développer ce genre de plateforme, le reste de l'industrie suivra forcément le mouvement.