La voiture électrique, qui semble être l’alternative la plus crédible aux modèles thermiques, est considérée comme le véhicule de demain. Mais pour l’heure, elle n’est pas à la portée de toutes les bourses. Son prix a même tendance à s’alourdir, dernièrement. Résultat : seuls les pays dont le gouvernement propose des aides conséquentes pour la conversion réalisent de nombreuses ventes.

Le gouvernement norvégien en tête de file

De tous les pays européens, la Norvège semble être la plus sensible aux problèmes environnementaux ; du moins, si l'on se réfère à la politique adoptée pour inciter les citoyens à se tourner vers les véhicules moins polluants.

Parce que la réalité du moment est que, malgré la multiplication des modèles et la rude concurrence entre les constructeurs, la voiture électrique reste chère à fabriquer et donc chère à l'achat. Sans les subventions de l'État, bon nombre de ménages sont exclus d'office du marché.

En France, le gouvernement s'évertue à proposer une prime à la conversion intéressante, mais celle-ci tarde à produire l'effet escompté. En Norvège, par contre, le gouvernement a trouvé la formule gagnante. Aujourd'hui, grâce à l'aide accordée, la voiture électrique est moins chère que les véhicules à carburant fossile.


Le nombre de voitures électriques vendues progresse… mais le prix aussi !

Un professionnel du secteur s'est penché sur l'évolution des prix des voitures électriques de 2011 à aujourd'hui.

Sur cette période, le nombre de voitures électriques vendues a bondi de manière exponentielle puisque de 35 000 unités environ au début de la décennie, il se situait à 1,3 million à la fin de l'année dernière (au niveau mondial).

Parallèlement, le prix a suivi la même tendance. Sur ladite période, l'augmentation du prix moyen constaté sur le Vieux Continent est de +42 %, ce qui reste, tout de même, inférieur de 13 points à celle enregistrée aux États-Unis.

La hausse des prix explique en partie que les parts de marché accaparées par la voiture électrique au niveau mondial restent moindres, à savoir 7,2 %. Les ménages qui sautent le pas pour s'offrir à crédit une voiture électrique doivent minimiser les autres dépenses.

Parmi les astuces les plus courantes, la souscription d'une assurance auto pas cher ou encore la limitation des déplacements ; les probabilités à être confronté à des difficultés de charge étant également élevées.