Détecter les automobilistes indélicats qui ne respectent pas les voies réservées au co-voiturage : les radars thermiques feront bientôt leur apparition afin de veiller à la bonne utilisation de ces zones spécifiques. Ces radars d’un nouveau genre entreront en phase de test aux alentours de Lyon au cours des prochains mois.

Les radars thermiques pour le covoiturage bientôt à l’essai en région lyonnaise

Attention aux voies de co-voiturage

Si le co-voiturage gagne du terrain en France avec 783 721 trajets partagés recensés sur le seul premier mois de l'année, le gouvernement souhaite démocratiser cette pratique, nettement plus écologique que l'autosolisme.

Le fait de circuler seul dans son véhicule pour les trajets réguliers concerne encore actuellement 8,5 automobilistes sur 10. Accélérer le recours au co-voiturage permettra non seulement de désengorger le trafic, mais aussi de limiter les émissions de GES du parc automobile. De plus, le conducteur peut « rentabiliser » ses déplacements dans un contexte de hausses des charges liées à la voiture, comme l'assurance auto, le carburant, le péage…


Les voies de co-voiturage figurent parmi les dispositifs mis en place pour inciter les automobilistes à revoir leur mobilité.

Créées en 2020, ces zones de circulation relient les principaux axes menant aux grandes métropoles, telles que Grenoble et Lyon. Parce qu'elles doivent aussi permettre de limiter les bouchons, elles sont réservées à certaines catégories de véhicules, à savoir ceux transportant au moins 2 personnes, y compris les deux roues, les véhicules écologiques ainsi que les transports en commun.

Afin de détecter les éventuelles infractions aux règles régissant ces voies, des radars thermiques seront déployés sur les routes prochainement.

Détection de la signature thermique

Pour contrôler le nombre d'occupants d'un véhicule sur une voie de co-voiturage et déterminer ainsi la présence ou l'absence d'une infraction, le radar thermique va détecter leur signature thermique.

Toutefois, si l'appareil peut capter celles des occupants d'un véhicule doté de vitres fumées, il peut ne pas être capable de déceler la présence d'un bébé ou d'un enfant de bas âge installé dans son siège. De même, le dispositif aurait plus de difficulté à détecter la signature thermique d'un passager non humain, un chien par exemple.

Quoi qu'il en soit, le déploiement des radars thermiques sur les routes françaises n'est plus qu'une question de temps. En cas d'infraction, le contrevenant pourrait s'exposer à une amende de 135 euros, mais sans retrait de points.

A retenir
  • En phase de test, les radars thermiques seront déployés prochainement sur les principaux axes reliant les grandes métropoles.
  • Ce dispositif permet de détecter les infractions concernant l'utilisation des voies de co-voiturage, lesquelles sont réservées aux véhicules à zéro émission ainsi que ceux transportant au moins deux personnes.