La réduction-majoration pour réduire l’émission de CO2 pourrait sanctionner les poids lourds

L’attribution de bonus et malus aux conducteurs n’arrive pas encore à limiter convenablement la production de gaz carbonique. C’est du moins le cas si l’on se base sur son fonctionnement actuel. En fait, des projets de réflexion portant sur une meilleure exécution de cet outil pourraient vraiment changer la donne.

Parmi les idées présentées dans ce cadre, celle qui concerne les poids des automobiles suscite quelques commentaires.

En comparaison avec la Norvège, il faut dire que la France est quelque peu en retard sur ce point. C’est pourquoi nombre d’espoirs se reposent sur la reconstitution du CRM. Par ailleurs, sa nouvelle forme sera prête à entrer en jeu d’ici à 2020.


Redéfinir le principe du dispositif

En principe, l’outil bonus malus s’applique uniquement sur les émissions de dioxyde de carbone. Dans ce sens, ceux qui roulent plus vert sont récompensés par une prime. Tandis que les autres se voient sanctionnés par un système de malus. Son efficacité n’est pas encore très palpable. C’est la raison pour laquelle sa nouvelle définition n’est pas encore communiquée de manière officielle.

Force est pourtant de constater que la production de gaz néfaste pour l’environnement a encore augmenté avec un indicateur moyen de 110 grammes par kilomètre.

Si cette mesure ne s’est concentrée que sur une seule voie jusqu’à présent, elle devrait élargir son champ d’action dans un futur proche. En effet, la CRM est susceptible de prendre en compte l’impact du poids de chaque voiture sur l’écosystème.

Le fait est que ce facteur influence grandement la consommation en énergie d’un véhicule. Alors que plus ce dernier est lourd, plus il nécessite de force pour se déplacer. Cette règle est valable pour tous les modèles peu importe le type de moteur utilisé.

Un avantage bien mérité pour les voitures légères

La nouvelle proposition présentée récemment dans le cadre du bonus-malus se révèle très opportune pour les automobilistes qui se déplacent en voiture légère. Compte tenu de l’avantage fiscal accordé dans ce sens, il va sans dire que cette dernière se montre comme un investissement plus intéressant pour les acheteurs.

En fait, la taxe à devoir est de 1 000 euros pour les véhicules moins lourds, alors qu’elle est à hauteur de 20 000 euros pour les autres, soit vingt fois plus élevés. De prime abord, ce raisonnement est beaucoup plus juste vis-à-vis de tous les consommateurs. En outre, cela contribue considérablement à la réduction de la pollution.