La pandémie de coronavirus a obligé les fabricants de voitures à suspendre leurs activités pendant plus d’un mois. Récemment, certaines marques comme Renault ont décidé de relancer leur production. Le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA) s’est alors adressé aux pouvoirs publics. Il leur a demandé de mettre en œuvre les moyens nécessaires à la reprise de la filière.

Les autorités allemandes ont su contenir les vagues de contamination au Covid-19 sur leur territoire. Ainsi, les showrooms dédiés à l’automobile et organisés de l’autre côté du Rhin ont déjà commencé à accueillir de nouveau du public. L’occasion se présente ainsi pour les constructeurs allemands de mesurer le niveau de la demande en voitures, qui permettra aux compagnies d’assurance auto de rentabiliser leurs activités.

Craignant pour leurs parts de marché, certains industriels français se sont également mis à rouvrir leurs usines. Ils veulent commencer par redémarrer les concessions avant de se lancer dans une production massive. Le constructeur Renault en fait partie.

La sécurité des salariés des usines doit être garantie

Pour assurer à nouveau le fonctionnement des sites de production et d’assemblage, les fabricants doivent attendre la validation des dispositifs de protection des ouvriers. C’est ce que révèle le président de la Plateforme automobile, Luc Chatel. Chez Renault, après des semaines, les syndicats sont enfin parvenus à trouver un accord avec la médecine du travail concernant le protocole sanitaire à suivre. Voici les mesures sécuritaires à respecter dans les ateliers :

- Réorganisation des espaces communs. - Désinfection de l’environnement de travail. - Port de masques de protection. - Vérification de la température des employés à l’entrée.

Dans un communiqué, Force Ouvrière (FO) relate que les salariés doivent commencer par s’adapter aux nouvelles exigences. Il reste à savoir si les règles sanitaires peuvent concorder avec les objectifs de production. C’est ce que note le porte-parole de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), Franck Daoût.

Le cas de Renault comme exemple de reprise

Après le groupe Toyota, c’est au tour de Renault d’annoncer la réouverture de quelques-unes de ses usines de production dans l’Hexagone. Tristan Lormeau, le directeur des ressources humaines de la marque dans l’Hexagone, souligne que :

La reprise va se faire de manière extrêmement progressive, avec des effectifs limités, qui vont augmenter progressivement.

Les employés de l’usine de Choisy-le-Roi, qui conçoit des pièces détachées prêtes à la réutilisation, font partie des premiers à avoir repris le travail. Il en va de même pour ceux des ateliers de production de châssis au Mans, sans oublier la firme qui fabrique les moteurs du constructeur à Cléon. Le site localisé à Flins, qui effectue les assemblages de la Renault ZOE, est aussi de nouveau opérationnel depuis le 29 avril dernier.

Parallèlement à la réouverture progressive des usines, Luc Chatel recommande la relance du réseau commercial et des livraisons d’automobiles.