Bonne nouvelle pour les adeptes du rétrofit qui consiste à transformer une voiture thermique en modèle électrique. Comme le projet n’a pas fait l’objet d’une objection à la Commission européenne, une annonce officielle sur son autorisation en France devrait se faire en mars 2020. Cette pratique innovante est déjà entrée en vigueur dans de nombreux pays en Europe.

Faciliter les homologations

Selon le magazine L’Argus, le rétrofit électrique a reçu le feu vert de Bruxelles. Les opposants à ce projet prévu dans la loi d’orientation des mobilités adoptée fin 2019 avaient jusqu’au 14 février 2020 pour se manifester. Désormais, ils n’ont plus de voie de recours.

Cette mesure va favoriser l’homologation des voitures converties à l’électrique. Il ne sera plus nécessaire de demander l’autorisation du constructeur, qui s’avère être une démarche fastidieuse d’un point de vue technique et administratif.

En effet, il s’agit de substituer des composants d’un moteur conçu pour rouler à l’essence ou diesel par un moteur électrique complet avec les batteries et la prise pour la recharge.


Avec le rétrofit électrique, l’assurance va sans aucun doute également changer. Il serait alors judicieux d’effectuer une simulation d’assurance auto pour trouver la prime la moins chère.

Une transformation coûteuse

Dans les pays comme l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni qui ont appliqué cette disposition, le marché reste marginal. Le principal frein à la conversion d’un véhicule thermique en électrique est son coût pharaonique. En effet, il faut prévoir dans les 10 000 euros pour pouvoir donner une seconde vie aux véhicules.

Or, à ce prix-là, mieux vaut acheter un modèle électrique neuf plutôt que de se lancer dans une transformation coûteuse. D’autant plus que les constructeurs ne cessent de diversifier leurs offres pour faire baisser le prix des voitures électriques.

Le défi reste donc de réduire les coûts et de rendre ce procédé abordable, aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers.

Cependant, avec la transition énergétique, les entrepreneurs demeurent confiants et se fixent comme objectif de « rétrofier » 350 000 véhicules d’ici cinq ans, soit un pour cent du parc automobile français.