Au début des années 2000, le secteur automobile contribuait à la croissance économique du pays. Désormais, touchée par la délocalisation industrielle, les concessionnaires ont dû importé les véhicules qu’ils vont vendre. Depuis 2005, le coût de ces importations ont conduit à un déficit de la balance commercial extérieure de la France.

La France enregistre en 2021 un déclin historique de sa balance commerciale extérieure. Une valeur de presque 85 milliards d'euros parmi lesquels un grand pourcentage est dû aux activités importatrices du secteur automobile. La délocalisation industrielle et le coût des importations des voitures assemblées hors de France ont augmenté d'année en année. En déplaçant les usines de fabrications de pièces et d'assemblage, les concessionnaires maintiennent leurs ventes et leurs marges. Cependant, le bilan économique général du pays accuse des déficits. La fermeture des entreprises automobiles et l'utilisation des mains d'œuvre délocalisées, ont conduit l'économie du pays dans un plongeon continu.

La délocalisation des industries automobiles en ligne de mire

Les véhicules sortis des concessionnaires français sont très prisés par les conducteurs dans l'Hexagone. Les petits modèles restent accessibles étant donné qu'ils coûtent moins chers. Malgré la croissance des ventes de voitures neuves, leurs coûts de fabrication locale ne sont pas rentabilisés. La production automobile locale a ainsi chuté depuis quelques années.

Ces modèles nationaux présentent également des avantages tarifaires lors d'une simulation assurance auto. Leurs tailles, leurs puissances et les options complémentaires des équipements impactent la tarification proposée par les assureurs.

Pour pouvoir pérenniser le commerce des voitures de marques françaises, les constructeurs se sont tournés vers les fabrications extérieures. Les industries d'assemblages des voitures les plus vendues en France ont été délocalisées. Désormais, l'Hexagone importe les célèbres Clio 5 version électrique et thermique de la Slovénie et de la Turquie. Les autres véhicules proviennent des usines marocaines, espagnoles et des pays de l'Est. Il s'agit des modèles :

  • Citroën C3 Aircross ;
  • Renault Captur ;
  • Peugeot 2008 ;
  • Duster ;
  • Dacia Sandero.

Une balance commerciale déficitaire depuis 17 ans

En 2004, les constructeurs autos ont contribué à la croissance du bilan commercial du pays à hauteur de 12,3 milliards d'euros. C'est la dernière année durant laquelle le secteur automobile a contribué à des excédents commerciaux pour l'économie française. La désindustrialisation du secteur automobile a entraîné le déclin du commerce extérieur du pays.

L'écart s'est creusé davantage en 2019 avec 15,3 milliards d'euros de déficit extérieur de l'automobile. Les chiffres provisoires de l'année 2021 évoquent un écart négatif de l'ordre de 18 milliards d'euros dont 15,4 milliards d'euros à charge des concessionnaires.

La promotion et l'avènement des véhicules hybrides et électriques semblent prometteurs pour la relance du secteur automobile. Cependant, cette réindustrialisation à venir est limitée. La plupart des pièces de base de ces voitures modernes sont fabriquées à l'extérieur de la France.