Pour renforcer la sécurité sur les routes françaises, l’État entend venir à bout des dégradations de radars. Dans cet objectif, 1 200 radars tourelles plus robustes devraient être déployés sur tout le territoire français d’ici fin 2020, a expliqué Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la Sécurité routière.

Les dégradations se multiplient

Cette mesure a été prise face à la recrudescence des dégradations observées sur les radars classiques, notamment lors du mouvement des Gilets jaunes.

Selon le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner en juillet dernier,

« Les trois quarts du parc ont été vandalisés, ce qui a conduit à un manque à gagner en contravention de 300 millions d’euros depuis novembre 2018 ».

Face à cette situation, les radars tourelles vont pulluler sur les bords de route française. Ceux-ci repèrent plus d’infractions (téléphone au volant, non-respect de l’arrêt au feu rouge...). Résultat : les contrevenants s’exposeront à des condamnations de plus en plus sévères.


Pour rappel, l’excès de vitesse peut donner lieu à des retraits de points sur le permis de conduire, mais cette perte de point n’a pas d’effet sur le coefficient bonus-malus auprès de l’assureur.

Du fait de leur hauteur, ces nouveaux dispositifs sont censés être difficiles à vandaliser, mais il semblerait que les destructions soient toujours d’actualité.

La progression de la mortalité routière en août (+17,9% sur un an avec 290 morts) découlerait en partie de la hausse des radars hors service, ce qui a conduit à une augmentation de la vitesse sur les routes.

Les radars leurres en voie de disparition ?

Les radars leurres continueront à être déployés, contrairement à ce qui a été prévu en 2016. Ils seront destinés à remplacer ceux qui sont détériorés.

D’après les explications d’Emmanuel Barbe,

« Seulement un cinquième des appareils aurait dû être opérationnel et le reste faisait office de leurre ».

Les radars mobiles de plus en plus nombreux

L’État prévoit de mettre en place 1 200 radars tourelles d’ici la fin de l’année prochaine. À l’heure actuelle, environ 200 équipements nouvelle génération sont installés sur les routes françaises.

Ce chiffre est appelé à être rapidement révisé à la hausse puisque l’objectif du gouvernement est de déployer 400 à 450 appareils d’ici la fin 2019.

Emmanuel Barbe a aussi fait part du

« Renforcement de l’expérience en Normandie où des sociétés privées se chargent de la gestion des radars mobiles embarqués ».

Le dispositif sera en outre étendu à trois autres régions, à savoir :

  • Centre-Val de Loire ; 
  • Pays de la Loire ; 
  • Bretagne

Une soixantaine de nouvelles voitures radars vont envahir les rues et les opérations débuteront en janvier.