Alors que le véhicule autonome commence tout juste à se démocratiser dans le monde, certains industriels de l’automobile pensent déjà à développer des moyens de transport aériens permettant de desservir les villes. Parmi eux figure Uber, basé aux États-Unis. Comment avancent les projets des acteurs concernés ? Que pourrait impliquer le déploiement des voitures volantes ?

Ceux qui ont longtemps aspiré à monter à bord d’un véhicule volant pour admirer les paysages et échapper aux embouteillages pourraient voir leur rêve se réaliser. La concurrence est particulièrement rude du côté des fabricants qui s’intéressent à cette nouvelle solution de mobilité.

Au rythme où les projets évoluent, Sebastian Thrun, chercheur et entrepreneur allemand, estime que les véhicules aériens autonomes seront lancés très prochainement.

À l’occasion d’une conférence organisée par le site américain TechCrunch, le scientifique avance qu’ils pourraient être mis sur le marché avant même que les constructeurs ne parviennent à perfectionner les technologies intégrées aux voitures sans chauffeur.


L’usage de la voiture volante constitue-t-il une solution aux problématiques actuelles ?

Pour justifier ses prévisions, Sebastian Thrun met en évidence l’absence d’obstacles pendant les trajets, d’autant plus qu’il est question de voler dans les airs. Mais la possibilité d’accélérer le développement des véhicules volants n’est pas la seule opportunité relevée par le chercheur.

Il pense qu’avec le temps, les constructeurs amélioreront les performances énergétiques des voitures volantes. Surpasseront-elles celles des véhicules autonomes roulant sur les réseaux routiers ? En tout cas, les espoirs du chercheur, qui est actuellement à la tête de Kitty Hawk, reposent sur l’avènement des véhicules volants.

Si l’usage de ce mode de transport novateur vient à se généraliser, la perception de la distance et du temps de trajet sera modifiée. Au-delà de ce bouleversement, un autre défi devra être relevé : l’adaptation des infrastructures. Les villes devront être réaménagées et abriter des héliports.

Des projets se dessinent aux quatre coins du monde

Par le biais de son offre « Uber Air », l’entreprise éponyme compte déployer des voitures volantes sur le territoire américain. Collaborant avec la NASA, elle devra organiser les premières démonstrations d’ici un an.

De son côté, l’agence gouvernementale ambitionne de mettre en place un système de gestion du trafic aérien via le programme « Urbain Air Mobility ». Si tout se déroule comme prévu, les compagnies d’assurance américaines pourront commercialiser des contrats d’assurance auto volants.

De l’autre côté du Pacifique, les recherches portant sur la voiture volante s’accélèrent également. La société informatique nipponne NEC a notamment réussi à faire décoller son prototype durant ses derniers essais.

La construction de cet aéronef doté de quatre hélices entre dans le cadre d’un projet gouvernemental. Il consiste à reléguer au rang des moyens de transport du quotidien les aéronefs à décollage et atterrissage verticaux (ADAV).