Parallèlement à Alfa Romeo et DS, le groupe Stellantis sera chargé des modèles de la marque Lancia. Celle-ci est loin d’être nouvelle sur le marché. Après des années de difficultés, Stellantis décide de la relancer. Le constructeur espère pouvoir faire face à des concurrents comme Audi ou BMW. Ils ont cependant l’avantage d’être déjà bien installés sur le marché.

Le retour de la marque Lancia sera probablement pour bientôt avec de nouveaux modèles prévus. Elle sera gérée par le groupe franco-italo-américain Stellantis et se positionnera sur le marché haut de gamme. Une feuille de route a été établie dans ce sens et un premier véhicule devrait faire son apparition dans deux ans. Reste à savoir si le succès sera au rendez-vous. D'autant que le constructeur a des concurrents de taille sur le marché, Audi, BMW ou Mercedes. L'objectif du directeur général est toutefois clair : promouvoir les marques Premium et prendre le temps qu'il faut pour développer leur notoriété.

Un défi de taille pour Stellantis

Ypsilon est l'un des rares modèles que la marque Lancia a encore sur le marché actuellement. D'ailleurs, il n'est plus disponible que dans le pays d'où la marque est originaire, en Italie. Avec la reprise par Stellantis, un équivalent verra le jour prochainement en 2024, et commercialisé avec la même signature. La production se fera au sein de la plateforme du groupe qui a servi pour l'Opel Corsa ou la Peugeot 208.

Avec Lancia, Stellantis souhaite se positionner sur un marché longtemps dominé par les Allemands ou les Anglais. On notera entre autres la présence de Mercedes, Audi ou BMW pour les acteurs allemands. Le constructeur sino-suédois Volvo fait également partie du secteur, ainsi que Jaguar Land Rover.

Les marques Premium peuvent bénéficier d'une assurance voiture adaptée. Pour le chef d'entreprise portugais, Carlos Tavares, les marges obtenues de chaque véhicule comptent davantage que le volume de ventes. Il devra néanmoins relever un défi d'envergure pour assurer la croissance de sa structure. En plus de la concurrence, il faudra trouver un équilibre avec les exigences de l'électrification.


Du travail pour gagner la confiance des consommateurs

La conversion vers l'électrique ne concernera pas que les marques Premium. Elle vise l'ensemble des filiales du constructeur, dont Jeep, Opel, Fiat et Citroën. Sans oublier Maserati, sa marque de luxe. L'électrique pourra à lui seul demander des investissements qui se comptent en dizaine de milliards. Le succès n'est pourtant pas garanti pour les modèles haut de gamme face à des acteurs déjà bien positionnés. Il faudra par ailleurs travailler sur leur image pour pouvoir convaincre les clients.

Le cas d'Audi en est un exemple. Le groupe allemand a pris 20 ans pour obtenir son titre de marque de qualité. Chez Stellantis, en dehors de Lancia qui reprendra après des années au ralenti, DS n'a que 7 ans. Alfa Romeo peine pour sa part à avoir la notoriété attendue, du moins pour l'heure. Un nouveau modèle est néanmoins prévu, un SUV compact baptisé Tonale. Il s'ajoutera aux deux précédents, Stelvio et Giulia.

Un autre paramètre mérite en outre d'être pris en compte, qui détermine le succès sur le marché haut de gamme. Il s'agit de la valeur résiduelle du véhicule. Autrement dit, ce qu'il vaudra deux ou trois ans après son lancement. Les objectifs fixés par Stellantis ne sont probablement pas inatteignables malgré ces différents facteurs. Il lui faudra cependant du temps et de l'attention portée à chaque détail pour y parvenir.