Le TCS a récemment mené une enquête concernant l’opinion des Suisses par rapport aux voitures électriques. Un sondé sur deux a indiqué qu’il acquerra vraisemblablement un modèle de cette catégorie dans les trois prochaines années. Toutefois, les acheteurs potentiels sont généralement découragés par le manque de stations de recharge dans le pays.

La majorité des Suisses questionnés par le TCS mentionne souvent l’électrique parmi les motorisations qu’ils envisagent d’utiliser à l’avenir. Sur les routes, la réalité est pourtant tout autre.

En effet, jusqu’à présent, les véhicules électriques représentent seulement 3 % du parc automobile du pays. Et la taille du réseau de bornes de recharge tend à rester proportionnelle à ce faible volume.

Néanmoins, ces chiffres devraient bientôt augmenter significativement selon le sondage représentatif réalisé récemment par le TCS. Un participant sur deux a en effet indiqué vouloir acheter une voiture électrique au cours des trois prochaines années. Les réponses favorables varient entre « probablement » et « très probablement ».


Quels sont les profils attirés par la voiture électrique ?

À travers une analyse sociodémographique, l’étude du TCS a révélé que 27 % du panel forme le potentiel de base de la mobilité électrique. Autrement dit, les personnes considérées pensent acheter un véhicule électrique, voire sont prédisposées à passer à l’acte.

Le groupe en question est surtout constitué d’hommes et compte relativement peu de femmes. Par ailleurs, les 40 à 65 ans sont les plus nombreux par rapport aux autres tranches d’âge.

D’autre part, les individus avec un niveau de formation moyen sont assez peu représentés parmi tous les futurs utilisateurs de voitures électriques. Enfin, les francophones et les italophones sont nettement majoritaires au sein du groupe.

Selon l’enquête du TCS, 21 % des participants considèrent les véhicules électriques comme une des meilleures options pour l'avenir. Ils constituent donc un potentiel d’expansion majeur pour ce secteur d’après les auteurs de l’étude. Cette partie du panel comporte de nombreux germanophones âgés de 18 à 39 ans.

D’un autre côté, environ un tiers des Suisses ne s’intéressent pas à la mobilité électrique. Il s’agit d’un sujet qui ne vaut pas la peine d’être discuté selon eux.

Des lacunes non négligeables

Avec le basculement des gammes des constructeurs automobiles vers l’électrique, une assurance auto pas cher deviendra une motivation suffisante, voire déterminante, dans le choix de ce type de voiture d’ici quelques années. Mais pour l’instant, les acheteurs se contentent des arguments basiques de la technologie électrique.


Ainsi, les deux tiers des participants au sondage du TCS ont déclaré vouloir opter pour cette catégorie de véhicule afin de protéger l’environnement. À travers cette démarche, ils cherchent à contribuer à la diminution des émissions de gaz carbonique.

Les personnes questionnées se sont aussi montrées particulièrement confiantes en l’avenir de ce marché et de la mobilité électrique en général. Par ailleurs, l’adoption de cette technologie est fortement influencée par son fonctionnement silencieux.

Cela dit, les prix particulièrement élevés sur le marché représentent le premier obstacle pour 50 % des sondés. Viennent ensuite l’insuffisance d’infrastructure de recharge et le manque d’autonomie. Ces deux problèmes corrélés constituent des éléments dissuasifs pour plus de 40 % des personnes interrogées.