Avis aux Français qui prévoient de prendre la route des montagnes dans leurs voitures électriques, en hiver. Une baisse d’autonomie, fréquente lors des épisodes de grand froid, peut entraîner leur blocage dans des secteurs reclus. Pour éviter une telle situation, des spécialistes appellent les propriétaires de tels véhicules à prendre des dispositions.

Aujourd'hui, toutes les automobiles électriques connaissent un même problème relatif à la batterie. Quand la température tombe dans une plage extrêmement basse, elles consomment une quantité plus élevée d'énergie. Un phénomène qui vaut même pour conserver seulement quelques degrés dans l'habitacle. Par conséquent, une longue période sur une chaussée enneigée conduit parfois à une panne. L'unique solution consistera alors à demander l'aide d'un professionnel du dépannage et patienter. Pour les Français songeant à partir en hiver avec leur voiture, les embouteillages doivent donc être pris en considération. En effet, ceux-ci peuvent augmenter au retour des vacances sur les autoroutes de l'Hexagone.


Un mauvais fonctionnement de la batterie durant les grands froids

Face à ce problème, les futures voitures devraient être dotées d'un dispositif pour diminuer au maximum ses répercussions. Dans les Tesla, un système de pompe à chaleur par exemple amplifierait les performances de la batterie. Toutefois, les véhicules électriques demeureront en hiver, malgré l'intégration d'une telle amélioration, sujets en même temps à :

  •  Une consommation d'électricité plus conséquente ;
  •  Une petite chute d'autonomie.

Pour que ce type de solution se concrétise, il faudra attendre durant une certaine période. Entre-temps, les conducteurs sont appelés à faire preuve de précaution s'ils souhaitent rouler par grand froid. Il est notamment conseillé de s'écarter des longs voyages les situations de panne sans borne de recharge à proximité.

Concrètement, le problème des batteries s'explique par le mécanisme de stockage d'énergie de la technologie Lithium-Ion. Reposant sur une réaction chimique, il s'avère plus efficace lorsque celle-ci s'effectue dans un certain niveau de température. Ainsi, celle-ci devrait s'élever entre 15 et 25 °C. Cela permet d'obtenir un maximum d'autonomie de la batterie d'une Tesla, par exemple. Une marque qui compte beaucoup de souscripteurs d'assurance jeune conducteur.

Une baisse d'autonomie de 20 % en moyenne

Dans ce cadre, The Sun a partagé les résultats d'une suite d'expérimentations. D'après ceux-ci, les véhicules électriques voient leur autonomie s'affaiblir de 20 % en moyenne lors des températures inférieures à 0. Pour ceux qui ont programmé des déplacements, il est ainsi recommandé de considérer cette éventualité pour éviter les problèmes. Selon les usages, cette perte peut varier. L'American Automobile Association a découvert que ce taux grimpe à 41 % quand le chauffage est activé à 6 °C. La baisse diffère également pour chaque voiture :

  •  14 % pour l'Audi e-tron 55 ;
  •  26 % pour la Tesla Model S ;
  •  23 % pour la Nissan Leaf.

Quelques enseignes automobiles avertissent des impacts du froid. Selon BMW, une température trop basse/élevée peut entraîner l'inefficacité du mécanisme de récupération d'énergie de ses modèles électriques. Le constructeur allemand insiste sur ce point dans les guides d'utilisation pour ces voitures. De son côté, Nissan prévient qu'à -25 °C, la batterie peut empêcher le fonctionnement du moteur électrique. À cette température, il est probable qu'elle gèle.