Ces centres de reconditionnement ont pour mission de vérifier puis remettre à neuf les différentes parties du véhicule. Ils sont tenus par des acteurs comme Stellantis ou Renault et collaborent avec des concessionnaires automobiles. Ces établissements tournent à la manière d’une usine classique où le travail se fait à la chaîne.

Les voitures d'occasion attirent de plus en plus de consommateurs en France et dans toute l'Europe en général. Leur essor est tel que le nombre de centres de reconditionnement augmente continuellement. Aramisauto et Emil Frey France font partie des acteurs du secteur dans l'Hexagone. Renault a également intégré le marché et lance sa première usine à Flins, collaborant avec des concessionnaires de la région.

Ces centres de reconditionnement se chargent de contrôler et réviser chaque véhicule avant la remise en vente. Le travail se fait en plusieurs étapes et se focalise sur différentes parties de la voiture. Le temps serait toutefois déterminant pour obtenir une meilleure rentabilité.


Une activité introduite en France par Aramisauto

Le marché de l'occasion semble bien se porter malgré la crise contrairement à celui du neuf. Une croissance annuelle de 5 % est même prévue en Europe d'ici 2025. Les ventes devraient également dépasser les 6 millions prochainement. Soit trois fois supérieures à celles enregistrées pour les modèles neufs.

L'attrait pour les véhicules d'occasion tend à multiplier le nombre de centres de reconditionnement en France. Un contrôle technique est effectué dans ces usines avant de proposer le véhicule sur le marché. La carrosserie, la peinture et les composants mécaniques sont vérifiés et remis à neuf. S'ensuit un essai sur route.

Les voitures d'occasion ont néanmoins droit à un contrat spécifique chez les assureurs, identique à l'assurance jeune conducteur. Ce, en dépit des révisions et des améliorations effectuées en amont. Les modalités du contrat tiennent ainsi compte de l'état du véhicule et des risques y afférents.

Cette particularité ne semble pas constituer un frein pour les acheteurs. Le développement du marché d'occasion a même conduit Renault à transformer son usine à Flins en centre de reconditionnement. Ces usines sont pourvoyeuses d'emploi. À travers elles, le secteur de l'occasion recruterait ainsi davantage que celui du neuf.


PSA, devenu Stellantis après sa fusion avec Fiat, est l'un des acteurs à les avoir introduites dans l'Hexagone. Le constructeur s'est lancé dans le reconditionnement en 2014 par l'intermédiaire de sa filiale Aramisauto. Le premier centre a été ouvert dans la Drôme, à Donzère plus exactement. Le groupe en compte aujourd'hui trois en Europe et prévoit d'ouvrir un deuxième dans l'Hexagone. Il devrait être opérationnel en 2022 et se situer dans la Seine-et-Marne.

Plusieurs acteurs sur le marché

Aramisauto projette également d'avoir une nouvelle usine pour la même activité en Belgique. Et une autre ailleurs sur le vieux continent dont la localisation exacte n'a pas encore été communiquée. La filiale de PSA n'est cependant pas le seul acteur du marché qui envisage de les développer.

La start-up StimCar compte également lancer d'autres usines à Paris, Lyon, Montpellier et Rennes après celles de Bordeaux, Nantes et Toulouse. SINEO est un autre professionnel spécialisé dans le reconditionnement de voitures d'occasion, collaborant avec les concessionnaires français. Ces deux acteurs travaillent avec le statut de sous-traitants.

Certains centres appartiennent en revanche à des concessionnaires ou des plateformes de vente en ligne, outre ceux des constructeurs. C'est le cas des usines gérées par Emil Frey France, l'un des plus importants revendeurs automobiles de l'Hexagone. Ce dernier collabore avec BCAuto Enchères, spécialisé dans la vente aux professionnels.


Ensemble, les deux groupes ont ouvert leur première usine près de Poitiers en 2020. Une autre devrait faire son apparition prochainement à Lens, suivie par trois nouvelles structures d'ici 2024. Elles seront installées dans le Sud-Est de la France, à Lyon et à Paris ou Metz.

Dans ces usines, le travail à la chaîne est privilégié afin d'optimiser le coût. Ce fonctionnement permettrait également de gagner du temps. Un facteur déterminant pour les modèles d'occasion dont la valeur diminue chaque jour qui passe. Il serait ainsi important de les remettre en vente rapidement afin de mieux les rentabiliser.