Qu’il débouche ou non sur un accident grave, l’usage du téléphone portable au volant fera l’objet de sanction beaucoup plus sévère à partir de cette année. En effet, les autorités vont appliquer une politique de « tolérance zéro » aux conducteurs imprudents qui ont leur téléphone à la main alors qu’ils sont en train de conduire.

Un retrait pur et simple

Le fait de détenir une bonne assurance auto ne doit pas faire oublier à l'automobiliste qu'il se doit d'être prudent au volant, pour sa propre sécurité, mais surtout pour celle des autres usagers de la route.

L'usage du téléphone portable au volant est l'une des causes les plus fréquentes d'accidents. Les campagnes de sensibilisation concernant les dangers du téléphone au volant ont été nombreuses, et pourtant, près d'un Français sur trois déclare qu'il leur arrive encore de décrocher ou de rédiger un SMS tout en conduisant.

La bonne nouvelle, c'est que les Français reconnaissent leur tort et sont même favorables, à 90 %, au durcissement de la loi vis-à-vis de ceux qui enfreignent les règles. Ce souhait a été écouté par les autorités.


Désormais, lorsqu'un policier interpelle un prévenu pour usage de téléphone pendant la conduite, il est habilité à procéder au retrait du permis de conduire si le méfait a provoqué une autre infraction.

Distrait par son téléphone, le conducteur a pu griller un feu rouge, franchir une ligne continue ou encore oublier de s'arrêter au panneau stop.

Si aucune de ces infractions n'est commise, le conducteur incriminé ne va pas se faire retirer son permis, mais sera quand même soumis à une lourde sanction, à savoir le retrait de 3 points sur le fameux sésame, agrémenté de 135 euros d'amende.

Plus de temps pour statuer

Lorsqu'un automobiliste se fait retirer son permis, le préfet doit statuer sur son cas et définir la démarche à entreprendre par l'automobiliste pour le récupérer.

Jusqu'à présent, le préfet devait rendre son verdict au bout de 3 jours. Mais les autorités ont décidé de lui accorder plus de temps de réflexion et l'automobiliste peut attendre jusqu'à 5 jours avant de connaitre le sort qui lui est réservé.