Le président de la Métropole s’est fixé l’objectif d’étendre la Zone à Faible Émission avant la fin de son mandat. Elle s’imposera à davantage de communes, et d’autres catégories de véhicules que celles concernées actuellement. De nombreux particuliers et professionnels pourraient être contraints d’abandonner leurs voitures en conséquence. Mais la Métropole a des projets pour les aider.

Les véhicules diesel pourront bientôt faire l'objet d'une nouvelle mesure à Lyon. Le président de la Métropole, Bruno Bernard, prévoit en effet de développer la Zone à Faible Émission (ZFE). Le but est de l'appliquer à d'autres catégories de véhicules, et de l'imposer aux particuliers comme aux professionnels.

Plusieurs communes auraient déjà fait savoir leur volonté d'intégrer le programme. Le président souhaite, quant à lui, le mettre en place avant la fin de son mandat en 2026. En parallèle, la Métropole envisage d'investir dans des moyens de déplacement alternatifs. À noter que les véhicules les plus polluants sont déjà pénalisés avec les malus écologiques. Cela impacte également leur assurance auto.


Des aides financières pour l'acquisition de véhicules moins polluants

La décision prise est loin de faire l'unanimité à Lyon. Certains élus sont surpris, car les mesures déjà en place n'auraient pas encore fait l'objet d'une évaluation. Pour rappel, la Métropole de Lyon a appliqué la Zone à Faible Émission depuis le 1er janvier 2020.

D'autres regrettent un manque de concertation avec les différents acteurs de la région. Ils n'auraient pas été consultés, mais ont appris le projet par la presse.

Le président veut néanmoins accélérer les choses, face à une norme de qualité de l'air souvent dépassée à Lyon. Lancer le projet en début de mandat donnerait également aux personnes concernées le temps de s'organiser. Concrètement, la Métropole aura 4 mois pour se préparer. La décision finale sera communiquée aux élus en mars 2021.

Des subventions seront proposées pour l'achat ou l'utilisation de véhicules moins polluants. Ce dispositif paraît nécessaire. Il faut savoir que le parc automobile français est constitué à 58,7 % de voitures à motorisation diesel.

Le président a également fait part de ses futurs investissements pour le développement des transports en commun, des pistes cyclables, du covoiturage et de l'auto-partage. Et ce, bien que le service Bolloré ait été mis à l'arrêt l'été dernier.


De nouvelles réglementations qui concernent les particuliers et les professionnels

Le vice-président aux Transports a fait savoir la possibilité de mettre à disposition des bus, deux télécabines, et éventuellement un tramway. Cependant, le délai serait insuffisant pour ajouter un métro.

L'objectif du président est de mettre fin à l'utilisation des voitures diesel. Il souhaite ainsi étendre les réglementations aux véhicules de la catégorie Crit'Air 2 ou plus. Par ailleurs, les mesures concerneront désormais les particuliers. Jusqu'à présent, seuls les véhicules de transport de marchandises ayant un taux d'émission élevé ne sont pas autorisés. Dès le 1er janvier 2021, l'interdiction s'étendra sur les voitures portant les vignettes Crit'air 3 et plus pour les professionnels.

Le périmètre d'application va en outre s'agrandir. Plusieurs communes, qui auraient souhaité en faire partie, seront donc intégrées au dispositif. Un comité de pilotage devrait encore passer le programme en revue. Sa mission sera d'identifier les alternatives qui permettent de bannir définitivement les véhicules diesel de la ZFE d'ici 2026.