Comme dans d’autres métropoles françaises et européennes, les véhicules diesel auront interdiction de circuler dans Strasbourg à l’horizon 2025. La mesure s’inscrit dans la politique de lutte contre la pollution des collectivités. La mise en place d’une Zone à faibles émissions (ZFE) à laquelle s’est engagée la mairie doit commencer en 2021 et se faire de manière progressive.

Vers une interdiction totale des véhicules diesel d’ici 2025

La France est pointée du doigt par la Commission européenne pour les dépassements des limites d’émissions de dioxyde d’azote par les véhicules dans 13 agglomérations. Parmi ces territoires incriminés pour la qualité médiocre de l’air figurent la capitale, ainsi que Lyon, Marseille, Toulouse, mais aussi Strasbourg.

Afin de réduire la quantité de gaz toxiques libérés par les pots d’échappement, le conseil municipal de Strasbourg vient d’adopter une résolution concernant le déploiement progressif d’une zone à faibles émissions (ZFE).

Selon le calendrier, les véhicules ne possédant pas de vignette Crit’Air n’auront plus le droit de rouler sur le territoire à partir du 1er janvier 2021.


À partir de 2022 et chaque année jusqu’en 2025, ce sont successivement les modèles ayant des pastilles Crit’Air 5, 4, 3 et 2 qui seront exclues.

Cela signifie que l’intégralité des diesels aura disparu à cette date.

Pour l’heure, utiliser un véhicule polluant coûte déjà plus cher, notamment à cause du malus écologique appliqué sur le coût d’immatriculation. En revanche, une simulation d’assurance auto révèle que le volume de CO2 émis n’a pour le moment aucune incidence sur le montant de la prime.

Un arrêté municipal attendu pour confirmer la mesure avant les municipales de 2020

Le projet de création d’une ZFE strasbourgeoise a été salué par le Dr Thomas Bourdrel, fondateur du collectif « Strasbourg respire », qui souligne

« La similitude du calendrier avec celui de Paris et Grenoble ».

Tout en déplorant le fait qu’

« Un Strasbourgeois sur trois vit dans un environnement où l’air n’est pas conforme aux normes européennes »
Il en profite pour rappeler que,

« Même récentes, les voitures roulant au gazole affichent des émissions de NO2 jusqu’à six fois plus élevées que celles d’un modèle à essence ».

Or l’agence Santé publique France estime à 48?000 le nombre annuel de décès prématurés dus à l’exposition aux particules fines à travers l’Hexagone.

Le médecin espère que la municipalité fera suivre sa décision d’un arrêté afin d’éviter sa remise en question lors du prochain mandat. En effet, l’actuel maire de Strasbourg, Roland Ries, devant céder la place après les élections de 2020, c’est à la nouvelle équipe que reviendra la responsabilité de la mise en œuvre de la mesure.