Mauvaise nouvelle pour les propriétaires de véhicules polluants, le malus automobile va augmenter lors de deux prochaines années. Les nouveaux barèmes de cette taxe, intégrés dans le projet de loi des finances de 2021, montrent que le plafond va être doublé, atteignant donc 40?000 euros en 2021, avant de grimper à 50?000 euros l’année suivante.

Nouveau barème pour le malus auto en 2021 et 2022

La mesure était attendue. Bien que le projet de taxation des voitures en fonction de leur poids ait été rejeté, le malus auto applicable en 2021 et 2022 va s'alourdir et va toucher davantage de véhicules. En effet, le gouvernement a révisé le seuil de déclenchement à la baisse. À partir du 1er janvier prochain, il passera à 131 g de CO2 rejetés par kilomètre au lieu de 138 g/km à l'heure actuellement. En 2022, il diminuera encore de 8 g.

À 123 g/km, cette pénalité s'appliquera à de nombreux modèles auparavant épargnés comme certains SUV compacts et grandes berlines. Ce sera par exemple le cas de la Peugeot 2008 PureTech 130 EAT8 : les conducteurs devront s'acquitter d'un malus de 1.450 euros à cause d'un volume d'émissions de 138 g/km.


Par ailleurs, le plafond du malus va augmenter de 100 %. S'il s'élève à 20.000 euros pour cette année, il va grimper à 40.000 euros pour les automobiles dont la quantité de CO2 rejetée au kilomètre dépasse 225 g. En 2022, cette sanction pourra atteindre 50.000 euros pour des modèles les moins propres, comme les voitures de luxe des marques Aston Martin, Ferrari, Lamborghini, ou encore Porsche afin d'en décourager l'achat.

Un milliard d'euros de recettes publiques attendues

Compte tenu du montant de ce super malus, et en misant sur une stabilité des ventes à leur niveau actuel, l'État ambitionne de faire entrer 1,58 milliard d'euros de recettes dans ses caisses en 2022. Mais pour les automobilistes, le relèvement du bonus va peser davantage sur un budget déjà conséquent, entre l'assurance auto, le carburant et pour certains, le coût du financement.

Le ministère de l'Économie précise en outre les règles concernant les aides à l'achat pour les voitures électrifiées à 100 % et hybrides. Les potentiels acquéreurs de modèles de deuxième main ne bénéficieront d'aucun dispositif d'aide au financement, mais le maximum de 7.000 euros pour le bonus écologique sera maintenu sur les deux années à venir. Un communiqué de Bercy précise cependant que

Ce montant pourrait diminuer à mesure que l'écart de prix entre les voitures à faibles émissions et celles dotées d'un moteur thermique se resserre.