Le premier semestre 2020 est loin d’avoir été satisfaisant pour le constructeur français. Il semble toutefois que la situation s’est améliorée au troisième trimestre. Selon le communiqué réalisé par le groupe, une progression a été constatée au niveau des ventes. Elle se traduit par le succès de ses modèles électriques. La Renault Zoe représente l’un des piliers de sa croissance.

Renault fait partie des constructeurs automobiles qui n'ont pas échappé aux conséquences de la crise sanitaire. Au terme des six premiers mois de l'année 2020, il observe ainsi une baisse de ses ventes. Celle-ci est accélérée par d'autres facteurs comme les effets des taux de change.

La marque ne désespère pas pour autant. Ses résultats semblent d'ailleurs montrer une issue, malgré les reculs observés. Pour sa croissance, elle peut compter sur ses modèles électriques, particulièrement appréciés en Europe. Les ventes sur ce marché auraient été en hausse cette année. Une nouvelle qui devrait réjouir les acteurs des secteurs associés, à l'instar des compagnies d'assurance auto.


Un leader de l'électrique en Europe

Le groupe français domine le marché européen de l'électrique qui connaît une augmentation de 107,2 %. Cette réussite, il la doit à la Renault Zoe. Cette dernière serait le modèle qui se vend le mieux, avec plus de 27 000 modèles écoulés sur le troisième trimestre. Ce qui équivaut à une croissance de 157,4 %.

La France fait partie des pays où cette voiture est appréciée. Les ventes ont même doublé cette année, comparées à la même période en 2019. Sur les 9 premiers mois de 2020, le groupe recense 25 980 véhicules immatriculés.

Ce succès permet à Renault d'améliorer globalement ses ventes. C'est ce qu'affirme son directeur général, Luca de Meo. D'après lui, il peut également compter sur ses réserves de liquidités et ses modèles E-tech hybrides. Ces derniers sont très bien accueillis sur le marché.

Un chiffre d'affaires encore en baisse

Néanmoins, Renault reste prudent au vu de l'évolution de la crise sanitaire. D'ailleurs, les résultats au troisième trimestre, communiqués le vendredi 23 octobre dernier, dénotent une baisse de performance.

Il enregistre un chiffre d'affaires de 10,374 milliards d'euros, en baisse de 8,2 %. Pourtant, au premier semestre, il avait déjà dû faire face à une chute de 34,3 % de ses ventes, conséquence de la pandémie.


Au niveau mondial, le groupe est frappé par un recul de 6,1 %. Au total, au troisième trimestre, les chiffres s'établissent à 806 320 unités vendues.

Mais sa perte de performance n'est pas que l'effet de la crise sanitaire. Renault subit également les effets des taux de change négatifs. Ainsi, à périmètre et taux de change constants, la baisse au troisième trimestre se serait fixée à 3,2 %.

Une politique commerciale qui a donné des résultats

Les chiffres de septembre dernier redonnent de l'espoir au groupe, notamment en Europe. Les ventes sont en train de reprendre sur le continent, après une situation complexe au deuxième trimestre en raison du confinement. Voilà ce qu'annonce Clotilde Delbos, directrice générale adjointe.

Cette croissance serait le résultat de l'évolution de leur stratégie commerciale, d'après Luca de Meo. Renault se focalise dorénavant sur la profitabilité, plutôt que sur les volumes. Ainsi, le groupe bénéficie d'une hausse de 8 % de ses ventes en septembre, alors que le marché enregistre une progression de 3 %.

Cela dit, la demande ne cesse de baisser sur les marchés en développement. Cette situation s'explique par des taux de change négatifs sur presque tous ces marchés.