Une récente enquête YouGov menée pour l’Obs s’est focalisée sur la relation des milléniaux (nés entre 1980 et 1990) et des jeunes majeurs (nés après 2000) avec la voiture. Selon cette étude, les jeunes Français conduisent moins que leurs aînés, mais restent encore attachés à ce mode de transport. Néanmoins, leur position sur le sujet varie sensiblement selon leur âge.

Les jeunes font partie des premiers profils recherchant une assurance auto pas cher. Cette démarche est généralement motivée par les tarifs pratiqués pour ce type de conducteur et sa situation financière souvent précaire. Ils sont également nombreux à abandonner la voiture au profit d’autres solutions comme les vélos en free floating, les trottinettes électriques, etc.

Cependant, il s’agit encore du mode de transport privilégié des jeunes, surtout dans les zones où les alternatives sont rares. De plus, la voiture particulière reste synonyme de liberté pour la majorité. Néanmoins, les jeunes automobilistes se préoccupent davantage de l’usage que de la possession et adoptent donc plus facilement le covoiturage.

Le covoiturage se démocratise

Selon l’étude YouGov-l’Obs, les jeunes actuels sont à la fois ultraconnectés, casaniers et ultramobiles. Ce constat concerne indifféremment les Français âgés de 18 à 34 ans. De ce fait, ils passent allégrement des modes de transports classiques aux nouvelles solutions de mobilité comme les vélos et les trottinettes électriques en libre-service, l’autopartage ou encore le covoiturage.


51 % des sondés considèrent cette dernière option comme envisageable. Il s’agit même d’une évidence pour 19 % des jeunes conducteurs interrogés.

Toutefois, cet avis varie sensiblement selon la tranche d’âge. La solution est évidente pour 27 % des 18 à 24 ans, contre 14 % seulement chez les 25 à 34 ans.

Autrement dit, les plus jeunes sont moins réticents à rouler avec des inconnus. D’ailleurs, seuls 15 % des sondés n’envisagent en aucun cas de faire du covoiturage avec une tierce personne. Cette opinion est partagée par 11 % des jeunes de 18 à 24 ans et 17 % des 25 à 34 ans.

Ainsi, ils restent minoritaires par rapport à l’ensemble du panel considéré qui se révèle globalement favorable au covoiturage.

La voiture particulière résiste

D’autre part, 32 % des jeunes conducteurs qui n’ont pas pris le volant depuis un an envisagent d’acheter une voiture plus tard. Ils sont 46 % à avoir exprimé ce projet chez les 18 à 24 ans, contre 16 % chez les 25 à 34 ans. La différence entre ces tranches d’âge est plus flagrante concernant l’usage de voiture à l’avenir.

En effet, 36 % des sondés ne comptent pas en utiliser plus tard. Cela dit, ce point de vue n’est partagé que par 20 % des 18 à 24 ans, contre 54 % chez les 25 à 34 ans. En somme, contrairement à certains préjugés, la majorité des jeunes reste encore attachée à l’automobile et envisage d’en avoir une plus tard.


Enfin, chez les 18 à 24 ans et les 25 à 34 ans, la voiture est plus souvent associée à des notions comme :

  •  la liberté (34 % contre 27 %) ; 
  •  la pollution (21 % contre 12 %) ; 
  •  la nécessité (27 % contre 34 %) 
  •  les dépenses (13 % contre 20 %).

Un outil indispensable pour la majorité

Les jeunes sont souvent associés à l’alcool ou à la drogue au volant. La conduite en état d’ébriété a d’ailleurs provoqué 30 % des accidents mortels chez les 25 à 34 ans et 24 % chez les 18 à 24 ans. Pour les autres tranches d’âges, cette proportion s’élève à peine à 15 %. La consommation de stupéfiants, quant à elle, a entraîné 37 % de décès sur les routes chez les 25 à 34 ans et 28 % chez les 18 à 24 ans.

Au-delà de ces statistiques alarmantes, les jeunes conduisent surtout pour assurer leurs déplacements quotidiens, essentiellement le trajet domicile-travail ou domicile-école. En effet, 63 % des participants à l’étude YouGov-l’Obs utilisent leur voiture pour aller étudier ou travailler.

Les jeunes filles optent pour ce moyen de transport au quotidien dans 67 % des cas, contre 57 % des garçons. En revanche, ces derniers ont tendance à l’utiliser davantage pour les loisirs (37 %), contrairement aux conductrices (30 %). Enfin, ceux qui ne conduisent pas ne trouvent pas d’intérêt dans la voiture (43 %) ou estiment qu’elle est trop chère (24 %).