Le contexte actuel s’avère peu favorable à la possession d’une voiture diesel. Ce type de véhicule fait notamment l’objet de restrictions de circulation. En parallèle, le gouvernement promeut la mobilité électrique. Que faire alors de sa voiture diesel ? Un retournement de situation peut-il encore survenir, permettant à cette motorisation de garder une place sur le marché ?

La question commence à se poser quant à l'avenir des véhicules à motorisation thermique, soumis désormais à des restrictions d'usage. En même temps, dirigeants et instances officielles continuent de promouvoir la mobilité électrique. Dans un tel contexte, les constructeurs sont contraints d'investir dans des véhicules moins polluants, au détriment des modèles diesel.

Désormais, le prix de ces derniers risque de chuter, au point qu'ils seront invendables d'ici 5 ans. Cette situation pourrait également impacter des marchés connexes, comme celui de l'assurance. Les compagnies d'assurances se verront-elles obliger de multiplier les offres d'assurance auto pas cher pour conserver des parts de marché ?

La revente ou le rétrofit comme solution

Le tweet publié par Elon Musk, le 10 février dernier, a amorcé la question. Le patron de Tesla estime que la valeur de revente des voitures thermiques baissera dans les années à venir. En sera-t-il réellement le cas ? La situation actuelle semble conduire vers un avenir dans lequel les véhicules diesel et essence seront effectivement dévalorisés sur le marché. Deux solutions s'offrent alors aux propriétaires.


La première consiste à revendre sa voiture dans un pays où le dirigeant se soucie peu de l'impact environnemental et sanitaire du parc automobile national. Néanmoins, il n'existe aucune garantie quant à son efficacité. En effet, se tourner vers de telles destinations revient à augmenter les flux d'exportation. Une baisse du prix pourrait donc également avoir lieu.

La seconde renvoie au rétrofit électrique. Cette pratique sera bientôt légalisée en France. Celle-ci consiste à augmenter la durée de vie d'un véhicule à motorisation thermique en l'équipant d'un groupe motopropulseur alimenté par une batterie de traction ou une pile à hydrogène.

Si elle permet de continuer à rouler avec une voiture diesel, la seconde option est cependant coûteuse. En effet, il faut prévoir plusieurs milliers d'euros pour rétrofiter son automobile.

Un point de non-retour pour le diesel ?

Suite à l'affaire du dieselgate, les gouvernements des plus grandes puissances mondiales (Europe, États-Unis et Chine) se sont fortement mobilisés pour évincer les voitures carburant au gazole. Cela dit, la fin de cette motorisation pourra être évitée si :

  • À l'échelle mondiale, les automobilistes massivement rejettent la décision des autorités de la faire disparaître.
  • Le développement de la conduite électrique est reconnu comme plus dangereux que l'utilisation des énergies fossiles.
  • Des biocarburants sont mis au point et une majorité de scientifiques et de décideurs politiques soutiennent leurs avantages pour l'environnement.
  • Un dirigeant ou un groupe de dirigeants dans des pays influents persuadent les utilisateurs d'aller à l'encontre de la mobilité électrique.
  • Un blocus survient dans l'industrie automobile.

Du côté des consommateurs, les questions environnementales ne sont pas forcément une priorité. Il est difficile, en effet, de se focaliser à l'avenir de la planète, face aux différents soucis du quotidien (fins de mois difficiles, problèmes de mobilité, etc.). Le mouvement des Gilets jaunes traduit d'ailleurs les questions qui priment chez la population.

Les voitures anciennes épargnées par la baisse

Les mouvements contre la pollution et le réchauffement climatique ne sont pas récents. Les premiers ont fait leur apparition dès le début du 21ème siècle, s'étant notamment intéressés à la qualité de l'air. Certains automobilistes craignaient alors la baisse des prix des voitures anciennes. Cependant, un tel repli n'a pas eu lieu.


La Fédération française des véhicules d'époque a réussi à protéger les voitures de collection, en avançant deux arguments. Il s'agit notamment de la préservation du patrimoine industriel français et de leur faible impact environnemental. En effet, rares sont les propriétaires de ces voitures qui les utilisent pour assurer leurs déplacements quotidiens.

Le cas des voitures diesel est tout autre, car elles sont employées pour couvrir tous les trajets. Et la plaidoirie de certaines associations d'automobilistes et des fédérations de constructeurs n'a pas freiné les gouvernements des pays influents dans leur projet de faire disparaître ces véhicules. Devenus peu attrayants, ces derniers voient leur cote chuter progressivement.