D’après une étude, environ trois Suisses sur quatre se montrent défavorables à l’idée de se procurer un véhicule électrique. La principale cause de cette réticence se situe au niveau des conséquences néfastes de la batterie sur l’environnement. Autre conclusion de l’enquête, les voitures à bloc essence demeurent les plus prisées en Suisse.

Selon un sondage, les voitures électriques n'arrivent pas à convaincre la population suisse. Les 1 150 individus qui ont participé à l'étude expliquent leur dissuasion par différents motifs. Ainsi, 22,1 % du panel se disent découragés par le manque de bornes de recharge dans la Confédération helvétique.

Les deux plus grands points positifs évoqués résident dans le coût d'acquisition du véhicule et l'impact écologique des batteries. Ils regroupent respectivement 24,8 % et 25,3 % des avis défavorables. Par ailleurs, 17,7 % soulignent le manque d'autonomie des voitures. À ce propos, la valeur moyenne enregistrée sur les automobiles en vente actuellement s'élève entre 100-500 km réels.


Aucun motif de refus des modèles électriques

En cycle WLTP, cette distance représente entre 150 et 600 km. Autre enseignement révélé par l'étude :

  • 5,9 % des personnes interrogées ne trouvent aucun élément dissuasif ;
  • 4,3 % expliquent leur refus par d'autres raisons que celles sus-évoquées.

En outre, le sondage rapporte quelques observations en matière d'assurance voiture. Selon le comparateur en ligne, 9,4 % des propriétaires couverts ont changé de compagnie au courant de 2021. La dernière fois où la filière a connu un tel mouvement date de 2014. Cette tendance découle probablement des répercussions de la crise sanitaire. La conjoncture aurait poussé les automobilistes à réaliser le maximum d'économies possible. De surcroît, les personnes consultées avouent avoir obtenu des conditions plus favorables chez la concurrence.

En général, les Suisses éprouvent de la satisfaction à l'égard de leur assurance auto. Ils donnent à leur police une note moyenne de 5,2/6. Parmi les organismes les plus prisés de la population comptent le TCS, la Vaudoise et la Mobilière.

Manque d'enthousiasme envers l'électrique

Concrètement, 72,6 % du peuple helvète témoigneraient d'une réticence à l'idée de s'offrir une auto à motorisation électrique. De leur côté, 24,2 % admettent être ouvert à cette éventualité.

En détail, la partie germanophone de la Suisse compte le plus de réfractaires à un achat, avec 22,8 %. La région italophone du pays affiche le plus d'avis favorables (35,5 %). Avec 23,9 %, la région romande se situe dans la moyenne helvète. Des taux relevés chez les sondés ne possédant aucune voiture électrique. Dans ce même groupe, ceux qui n'envisagent aucune acquisition représentent :

  • 61,3 % des Tessinois ;
  • 74,7 % des Alémaniques ;
  • 72,6 % des Romands.

Le ratio de la population qui détient un véhicule électrique s'établit seulement à :

  • 3,2 % en Suisse italienne
  • 2,5 % en Alémanie ;
  • 3,5 % en Romandie.

En matière de motorisation, l'essence totalise la plus grande part de marché, avec 42,3 %. Elle se place devant l'hydrogène, le diesel et l'hybride.