L’avenir de l’industrie automobile risque fort d’être compromis sans l’aide de l’État. Les principaux acteurs du secteur se retrouvent aujourd’hui en grande difficulté. Mais les décisions prises par l’Exécutif soulèvent des interrogations et de l’inquiétude. En effet, dans sa politique de relance, le gouvernement a souhaité frapper fort en essayant d’accélérer encore plus la transition énergétique avec une réforme des primes à la conversion. Une révision qui laisse perplexes aussi bien les professionnels du secteur que les futurs acheteurs.

Des décisions quelque peu contradictoires

Pour relancer le marché de l'automobile et, par la même occasion, celui de l'assurance auto, le gouvernement a décidé de faire d'une pierre deux coups et de favoriser l'achat de véhicules propres.

Ainsi, le montant de la prime à la conversion ainsi que le plafond de revenu fiscal de référence (RFR) éligible au bonus ont été revus à la hausse. Désormais, les ménages présentant un RFR inférieur à 18 000 euros peuvent prétendre à cette prime. Auparavant, le plafond était fixé à 13 489 euros.

Mais une autre décision du gouvernement interpelle. La quantité de gaz à effet de serre d'une voiture (neuve ou d'occasion) autorisée a été diminuée.


Pour obtenir la prime, l'acheteur doit choisir un véhicule qui émet 137 g au lieu de 144 g (selon les nouvelles normes WLTP).

Le problème est que ce nouveau plafond exclut de la prime certaines voitures relativement récentes, à l'image de la Renault Captur ou de l'Opel Corsa, des modèles pourtant produits en 2017.

Peut mieux faire en termes de campagne d'informations

Avec les nouvelles mesures, environ 75 % de la population peuvent prétendre à la prime. Mais pour en bénéficier, les acheteurs doivent opter pour un modèle très récent et donc à prix élevé.

Pour les acteurs du marché de l'automobile, la campagne d'information menée par le gouvernement en vue de renseigner les acheteurs concernant les primes qu'ils peuvent obtenir n'est pas très claire. Même les concessionnaires sont un peu pris de court par les décisions.

Un site internet officiel a bien été créé pour faciliter la recherche d'informations sur le sujet. Mais malheureusement, selon les dires de certains observateurs,

La fréquence de la mise à jour du site est à revoir parce que certaines informations sont vite devenues obsolètes.