Falsification des résultats de tests de contrôle du niveau de pollution grâce à des moteurs thermiques truqués. Telle est la raison qui a conduit les consommateurs australiens à déposer une plainte contre le constructeur allemand Volkswagen. L’affaire qui a éclaté en 2015 a entraîné le versement de près de 80 millions d’euros de dédommagement aux victimes.

Le lundi 16 septembre dernier, les parties au litige se sont convenus que 127 millions de dollars australiens seront versés aux victimes du constructeur allemand Volkswagen. C’est ce que relate leurs avocats. Si cet accord est supposé réparer les préjudices financiers subis par les propriétaires de voitures de la marque, le groupe n’est pas prêt de reconnaître sa responsabilité.

La Commission australienne pour la Concurrence et la Consommation (ACCC), tout comme les automobilistes allemands s’attaquent au constructeur pour les mêmes raisons. Le groupe allemand souligne néanmoins que l’accord conclu en Australie constitue déjà une étape vers la fin du Dieselgate.

Les procédures collectives contre Volkswagen se succèdent

600 000 clients américains, ayant mené une action collective contre le constructeur allemand ont gagné au procès. Ils ont ainsi bénéficié d’une indemnisation de la part de ce dernier, après que la justice ait accepté, en mai 2017, le programme de dédommagement proposé.

Cette procédure a coûté plus de 22 milliards de dollars à Volkswagen, qui inclut également les indemnisations versées aux concessionnaires.


Après cette affaire, le groupe se trouve également contraint de payer une indemnisation d’un montant de 79 millions d’euros aux clients australiens, propriétaires de près de 100 000 véhicules. Lorsque le scandale a éclaté en 2015, le constructeur allemand a avoué avoir commercialisé environ 97 000 véhicules truqués en Australie.

Pour se faire dédommager, les victimes doivent toutefois attendre l’accord du Tribunal fédéral. Volkswagen a reconnu avoir procédé à cette manœuvre frauduleuse sur 11 millions de ses véhicules, à l’échelle internationale.

Des véhicules moins polluants en laboratoire

En dehors des clients, le régulateur australien du marché s’attaque également à Volkswagen. Ce recours peut par ailleurs amener l’industriel à payer quelques millions de dollars d’amendes supplémentaires. 410 000 clients allemands ont également entamé une procédure collective afin d’obtenir une indemnisation.

Pourrait-elle compenser les dépenses qui vont par exemple être engagées pour le paiement des primes d’assurance auto, sachant que le véhicule promu comme peu polluant ne l’est finalement pas. Les actionnaires de l’entreprise demandent, quant à eux, une indemnisation s’élevant à 9 milliards d’euros.

Pour rappel, les véhicules concernés sont des modèles diesel, sur lesquels le constructeur allemand a installé un logiciel permettent de fausser leur taux de pollution. Lors des tests antipollution effectués en laboratoire, le véhicule affiche ainsi un taux relativement bas.

Mais en réalité, le véhicule peut émettre des gaz polluants excédant jusqu’à 40 fois les chiffres autorisés par la réglementation en vigueur.