Le marché des deux-roues motorisés affichait une excellente santé au début de l’année. La hausse des ventes enregistrée est de +24 %, avec près de 27 000 unités vendues pour les deux premiers mois. L’épidémie de covid-19 a bien entendu freiné l’élan, mais le marché pourrait tout aussi bien également être handicapé par l’obligation de passer le contrôle technique pour les moyens de locomotion de cette catégorie à partir de 2022.

Janvier et février 2020 : des chiffres significatifs

L’année 2020 avait bien commencé pour le marché de la moto. En janvier et février, 26 962 nouvelles immatriculations ont été enregistrées. Dans le sillage des modèles thermiques, les deux-roues électriques affichent également le même dynamisme. Avec des engins de plus en plus accessibles, diversifiés et performants, le marché a bondi de +63 % sur cette période.

Les acquéreurs sont âgés en moyenne de 45 ans chez les hommes et 41 ans chez les femmes. Le quart des ventes se concentre en Île-de-France qui est suivie des régions PACA (14 %), de l’Auvergne Rhône-Alpes (12 %) et de l’Occitanie (10 %).

Bientôt un contrôle technique obligatoire ?

Afin de se conformer à une règlementation européenne, le contrôle technique pourrait devenir obligatoire en France pour les motos, scooters et quads à compter de 2022.


L’objectif de cette mesure est de faire baisser le nombre d’accidents. La direction, les équipements,le freinage, l’éclairage, la pollution font partie des éléments à vérifier pendant les visites techniques qui se renouvellent tous les deux ans. Pour rappel, l’assurance deux-roues est aussi obligatoire.

Une directive contournable ?

Cette mesure pourrait ne pas entrer en vigueur si des actions de sécurité routière étaient mises en œuvre d’ici 2022 pour réduire de manière concrète les accidents de deux-roues.

Les chiffres de la Sécurité routière montrent que seulement 1 % des accidents de ce type de moyen de locomotion sont causés par un dysfonctionnement technique. Une preuve que les motards prennent soin de leurs engins pour être sûrs de circuler sans être des dangers pour eux et pour les autres.

La faisabilité de la réforme rencontre aussi des obstacles au niveau du maillage territorial et du nombre de clients des centres de contrôle. Il reste à espérer que tous ces changements n’auront pas d’impact négatif sur la bonne santé du marché des deux-roues motorisés.