Les conducteurs de deux et trois-roues électriques pourront désormais rouler dans les zones réservées aux bus et aux taxis. La décision du gouvernement qui leur donne ce droit a été ratifiée par un nouveau décret, lequel a été cosigné par le premier ministre Jean Castex, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili et le ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari.

Pour faciliter la transition vers l'électrique

Désormais classés dans la catégorie des « véhicules à très faibles émissions » (VTFE), les deux-roues, trois-roues et quadricycles électriques munis de la vignette Crit'Air sont autorisés à circuler dans les couloirs de bus et taxis. À condition toutefois que les autorités locales leur donnent le feu vert. En effet, la décision finale sur l'application de ce décret revient aux mairies.

Cette décision gouvernementale poursuit un objectif principal : inciter les motards à basculer vers la mobilité électrique. Elle vient s'ajouter aux dispositifs existants destinés à encourager le passage vers les véhicules respectueux de l'environnement, comme les mesures fiscales et la gratuité du parking.


Booster la mobilité électrique

De même, cette accessibilité des voies réservées réjouit les professionnels du secteur, notamment les vendeurs et les concessionnaires de moyens de locomotion à deux et trois roues électrifiés.

Cette nouvelle organisation pourrait convaincre les indécis à se lancer dans l'achat de ces modèles zéro émission. La formule semble fonctionner, les ventes ne cessent de croître d'après une revue spécialisée.

Il s'agit également d'une aubaine pour les entreprises de location. CityScoot, l'opérateur de scooter électrique en libre-service, est d'ailleurs à l'origine de cette mesure. En effet, il a mené une étude rendue publique au mois février dernier et qui recommandait une expérimentation sur certaines voies.

Pour gagner en fluidité

En s'appuyant sur son étude, ce professionnel rapportait que l'arrivée des motos électriques sur les files de bus ne risquerait pas beaucoup de ralentir le trafic ni d'encombrer ces voies. La part des deux-roues électriques sur l'ensemble des déplacements en Île-de-France ne représenterait que 5 %, soit 21 000 trajets.

Concrètement, si cette mesure est appliquée par les autorités locales, la circulation urbaine serait plus fluide étant donné que ces voies réservées sont nombreuses et pratiquement désertes la plupart du temps.

Mais rouler sur ces zones souvent vides ne dispense pas les utilisateurs de scooters de l'obligation de souscrire une assurance moto adaptée à leur engin.