Les statistiques du mois de septembre 2020 en matière de sécurité routière sont plutôt encourageantes. Sur un an, le nombre de décès a diminué de 11,3 %, tous modes de déplacement confondus. Depuis le début de l’année, le taux de baisse annuelle atteint 18,2 %. En revanche, chez les cyclistes, la mortalité explose.

Une baisse marquée de la mortalité routière entre janvier et septembre 2020

La Direction à la sécurité routière révèle que

Les routes de France métropolitaine ont fait 275 victimes entre le 1er et le 30 septembre 2020.

Par rapport à 2019, ce chiffre est en repli de 11,3 %.

En 4 mois depuis la levée du confinement, le taux de mortalité s'est réduit d'environ 20 % en comparaison avec la moyenne des 5 dernières années.

Et sur les 9 premiers mois de l'année, un total de 33?865 cas a été relevé, soit une chute de 18,2 % sur un an pour l'ensemble des usagers.


Selon les experts,

Les limitations sur les déplacements pendant le confinement ne sont certainement pas étrangères à cette amélioration.

En effet, les automobilistes ont été moins nombreux à circuler et n'ont pas parcouru de longues distances comme ils en ont l'habitude pour les vacances estivales. Ces deux facteurs ont entraîné un amoindrissement des risques. L'évolution des systèmes de sécurité des véhicules, ainsi que les dispositifs d'aide à la conduite, ont également contribué à la décrue des blessures mortelles.

Pour autant, le risque demeure, comme le montre la dégradation d'autres indicateurs de la sécurité routière. C'est le cas des accidents corporels, dont 5?210 ont été signalés en septembre (+1,6 %), toutes catégories d'usagers confondus.

Record de mortalité pour les cyclistes

La baisse marquée de la mortalité concerne essentiellement les motocyclistes et les automobilistes, au point que certains avaient milité pour une restitution partielle des primes d'assurance moto et auto pour 2020. Celle des piétons a également diminué, mais dans une moindre mesure, avec -17 %.

Les cyclistes sont en revanche moins chanceux avec 37 décès rien qu'en septembre, un record sur les 10 dernières années. En comparaison, à la même période en 2019, « seulement » 15 d'entre eux avaient perdu la vie sur les routes. En cumulé de juillet à septembre, le nombre de cyclistes tués atteint un pic, avec 83 morts.

Ce phénomène est attribué notamment à la démocratisation du vélo pour se rendre au travail, faire ses courses, etc. en alternative aux transports en commun, associés à un risque de contamination élevé. Par ailleurs, alors que les pistes cyclables se sont multipliées depuis l'arrivée de la pandémie, le déploiement d'infrastructures de sécurité n'a pas toujours suivi.