À l’occasion du dernier Conseil National de l’Air, le ministère de l’Écologie a annoncé de nouvelles règles de circulation plus strictes dans les Zones à Faibles Émissions (ZFE) à partir de 2021. Par ailleurs, leur nombre va passer de 4 à 11 afin de couvrir 511 communes. D’ici 2025, elles concerneront toutes les agglomérations de plus 150?000 habitants.

7 ZFE supplémentaires dès 11 avec des restrictions encadrées par l'État

Quatre ZFE existent actuellement en France, deux dans les métropoles lyonnaises et grenobloises, et deux pour la ville de Paris et sa métropole. Ce dispositif a été mis en place pour restreindre la circulation de motos thermiques et véhicules anciens trop polluants. Concrètement, chaque agglomération fixe les mesures applicables de manière permanente sur son territoire, ou avec possibilité de durcissement en cas de pic de pollution.

Dès l'année prochaine, le nombre de ZFE devrait passer à 11, regroupant 511 villes à travers l'Hexagone.

Les 7 nouvelles zones se trouveront à Aix-Marseille Provence, Montpellier Méditerranée, Nice-Côte d'Azur, Rouen-Normandie, Strasbourg, Toulon-Provence-Méditerranée et Toulouse Métropole.


Par ailleurs, à compter de 2023, l'État encadrera le cadre général des interdictions. Cela signifie qu'à cette date, il ne sera plus possible de rouler avec les véhicules classés Crit'Air 3, 4, 5 ou non classés à l'intérieur de ces zones. Toutefois, chacune d'entre elles restera libre de mettre en place des règles encore plus sévères.

Extension des restrictions sur l'ensemble du territoire

Le gouvernement n'entend pas s'arrêter en si bon chemin : à l'horizon 2025, toutes les agglomérations qui comptent plus de 150?000 habitants auront une zone à faibles émissions.

Afin d'accélérer le développement des ZFE, les formalités sont assouplies : les présidents d'intercommunalités n'ont plus besoin de l'aval du maire pour décider de la création d'une ZFE. Dernier point et non des moindres, l'État a indiqué que

Des radars automatiques seront installés dans les meilleurs délais afin d'identifier facilement les contrevenants.

Pour les conducteurs de deux-roues thermiques, déjà exclus des zones à circulation restreinte (ZCR) de plusieurs grandes villes, il faudra passer à un modèle datant de 2007 ou après pour continuer à accéder au centre des grandes villes et leur proche banlieue.

Ces nouvelles limitations s'ajoutent aux dispositifs envisagés à l'échelle nationale et européenne : nouveaux radars antibruit, contrôle technique obligatoire, augmentation du tarif des places de stationnement… De quoi décourager nombre de motards, sans compter le prix de l'assurance moto et des équipements, qui alourdit leur budget dans un contexte de baisse de pouvoir d'achat des ménages due à la pandémie de Covid-19.