Les accidents de la route tuent des milliers de gens chaque année et tout le monde s’accorde à dire que les motos sont largement plus dangereuses que les voitures, à la fois pour leur conducteur et pour les autres usagers de la route. Une réforme vient d’entrer en vigueur, laquelle rajoute un degré de complication à l’obtention du permis moto.

Un gage de sécurité

Avant de penser à souscrire une assurance deux roues, il faut d'abord veiller à décrocher un autre sésame, à savoir le permis moto.

Justement, concernant ce dernier, les autorités ont adopté le 1er mars une réforme afin de rendre un peu plus difficile son obtention. Le but est, bien entendu, de responsabiliser un peu plus les candidats et de ne pas délivrer le document tant convoité à n'importe qui.

Le premier changement notable se situe au niveau de l'épreuve théorique. Cette épreuve était déjà réputée comme étant très dure (plus dure que celle pour l'obtention du permis auto), mais les auteurs de la réforme ont tenu à rajouter un questionnaire spécifique, en plus de celui auquel étaient déjà soumis les anciens candidats au permis.

Un parcours qui se fait d'un trait

Pour ce qui est de l'épreuve pratique, avant la réforme, elle se faisait en deux étapes. D'abord, un plateau lent durant lequel le candidat évoluait à vitesse réduite sur un parcours et sans passager. Ceci permettait de voir si le candidat était apte à maîtriser sa monture à basse vitesse.


Ensuite, un plateau rapide, toujours pour évaluer la maîtrise, mais cette fois en cadence plus élevée, pour examiner les réflexes du candidat et la manière dont il évite les obstacles.

Pour rajouter de la difficulté, les auteurs de la réforme ont décidé de combiner les deux épreuves. Cela signifie que le candidat ne dispose plus d'un temps de préparation entre les deux plateaux.

Durant son parcours, il pourra poser trois fois un pied à terre. Il aura droit à deux essais, mais sera immédiatement éliminé en cas de chute.

Enfin, après avoir franchi l'épreuve théorique et le plateau, le candidat devra valider ses acquis sur la route en condition réelle. Là encore, les examinateurs ont tenu à rallonger le parcours.