La plateforme « Des vélos pour l’hosto » a été créée pour répondre aux besoins de mobilité du personnel hospitalier pendant le confinement. Des centaines de professionnels du monde médical dans plusieurs grandes villes peuvent entrer en relation avec des particuliers qui leur prêtent leur vélo.

Le prêt de vélos comme solution de mobilité alternative des soignants

Avec la mise en place du confinement, les transports en commun sont à l'arrêt, contraignant les personnes qui doivent se rendre sur leur lieu de travail à marcher si elles ne possèdent pas de véhicule personnel. C'est notamment le cas des soignants, en première ligne dans la lutte contre la pandémie, et qui ont souvent des horaires décalés à cause des gardes.

Différentes initiatives ont ainsi vu le jour, comme la création de la plateforme de prêts de vélos, spécialement pour le personnel hospitalier.

Le projet a été lancé par Nina Gouze à la suite du constat d'une forte demande pour l'emprunt d'un deux-roues auprès de particuliers. Un groupe Facebook de cyclistes parisiens s'est mobilisé, soutenu par la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), qui compte plus de 100?000 membres.


Dans la capitale, mais aussi dans d'autres grandes villes comme Bordeaux ou Toulouse, nombreuses sont les personnes confinées disposées à prêter leur vélo. L'idée de monter un site web dédié s'est alors imposée. En vingt jours, des bénévoles ont finalisé sa mise en place.

Un système aux risques sanitaires limités, selon les experts

Grâce au site « Des vélos pour l'hosto », des soignants déplacés loin de leur domicile ou lieu d'exercice habituel, les étudiants en médecine et les membres des secteurs paramédical et socio-médical entrent facilement en relation avec des propriétaires d'un vélo.

Un contrat est signé et le bénéficiaire s'engage à assurer la sécurité de l'engin, aussi bien à l'hôpital qu'à son domicile. Bien que non obligatoire, contrairement à la voiture ou aux engins motorisés, la souscription d'une assurance deux-roues est recommandée.

L'avis de spécialistes a bien été demandé concernant les risques de transmission de la maladie entre les deux parties. Selon ces derniers, « le respect des gestes barrières et la désinfection des parties sensible comme le guidon suffisent à protéger les utilisateurs ». Ils estiment d'ailleurs que

Si ces règles sont suivies, l'échange de vélos est moins risqué qu'aller faire ses courses.

Les transactions se sont rapidement multipliées sur la plateforme, opérationnelle depuis le 9 avril et les offres continuent à affluer. Le succès de l'initiative est tel, que sa popularité a dépassé les frontières de l'Hexagone. L'association belge Gracq vient de mettre en place un site baptisé « Vélos solidaires » fonctionnant sur le même principe.