Dans un avenir proche, les conducteurs de motos et les scooters pourraient payer pour se garer dans Paris. Durant sa campagne, Anne Hidalgo, depuis reconduite à son poste, s’était prononcée en faveur d’une telle disposition. Au lendemain des élections, des centaines de motards ont défilé à travers la capitale pour contester le projet.

Une manifestation contre le projet de stationnement payant des deux-roues

Le samedi 18 juillet, des milliers de personnes ont répondu à l'appel la Fédération française des Motards, en colère pour protester contre le passage au stationnement payant pour les deux-roues motorisés dans la capitale. En partant de la porte de Vincennes, ils ont roulé jusqu'à la tour Eiffel en passant par les quais.

Pour les manifestants, la mesure est « injuste », car leurs engins représentent une solution à la congestion routière en zone urbaine :

  • ils sont pratiques pour circuler au milieu d'un trafic très dense,
  • ils sont peu encombrants,
  • ils n'occupent qu'un espace limité une fois garés,
  • ils roulent à l'essence et non au diesel, ainsi ils sont relativement peu polluants.

Mais surtout, ils constituent le moyen de transport idéal pour les personnes qui résident en périphérie ou en banlieue et qui doivent se rendre intra-muros pour le travail. Des frais de parking alourdiraient considérablement leur budget en s'ajoutant au carburant, à l'entretien et à l'indispensable assurance moto.

Concertation sur le dispositif prévu cet automne lors des assises de la mobilité

Du côté de la municipalité, le stationnement payant des deux-roues motorisés est justifié par

La recherche d'équité entre ces engins et les voitures.

Il ne s'agit pas d'une nouveauté, puisque la mesure est en application dans deux villes franciliennes depuis le deuxième trimestre 2018.


En effet, Vincennes et Charenton-le-Pont facturent respectivement 1,50 euro et 80 centimes de l'heure, mais Vincennes a prévu un tarif journalier spécial pour les résidents, à 70 centimes. Le collectif des motards en colère redoute une généralisation rapide du système à d'autres villes si Paris l'adopte, les deux municipalités du Val-de-Marne se félicitant diminution du nombre de motos stationnant sur les trottoirs en deux ans.

Les manifestants sont d'autant plus inquiets que la Fédération n'a pas été invitée aux assises sur la mobilité et le stationnement prévues en septembre afin de statuer sur ce sujet.