Selon la préfecture de Loire-Atlantique, 17 usagers de deux-roues ont trouvé la mort sur les routes du département en 2019. Pour réduire davantage le décompte annuel d’accidents entrainant mort d’homme, elle a initié une campagne de sensibilisation sur la nécessité de toujours bien s’équiper pour rouler en toute sécurité. À cet effet, elle a organisé en octobre dernier une opération promotionnelle sur le « gilet airbag moto », permettant ainsi aux motards de la région de s’équiper à prix réduit.

Un prix réduit de moitié

Comme le coût constitue souvent un frein pour bien s'équiper, les autorités départementales ont lancé cette opération afin de rendre plus accessible financièrement cet équipement. De nombreux usagers de deux-roues de Loire-Atlantique ont pu profiter du prix très attractif proposé par la Préfecture.

L'airbag de la marque française Helite a été proposé à 280 euros contre 550 euros habituellement, soit une baisse de presque -50 %.

Selon Yann Rooryck, chargé de mission deux-roues motorisés auprès du préfet de Loire-Atlantique,

Même si cet équipement fiable n'est pas obligatoire comme le casque et les gants homologués, il a toute son importance en cas d'accident ».

Relié au deux-roues par un câble, il se gonfle immédiatement lors d'une chute et amortit les chocs au niveau des organes vitaux. Il est aussi disponible en version électronique qui s'active par le biais de capteurs.


Pour rappel, l'assurance moto couvre financièrement les utilisateurs en cas d'accident.

Un équipement encombrant

Autre cause rédhibitoire de l'adoption de cet équipement : son côté contraignant. Une enquête menée par la fédération des motards en colère (FFMC) en 2020 révèle que seuls 8 % des répondants ont affirmé disposer d'un tel airbag.

Un sondé sur trois a déclaré que l'utilisation de cet équipement était contraignante notamment lorsqu'il faut le garder à la main.

Par ailleurs, les deux tiers des usagers interrogés ont trouvé le gilet peu esthétique du fait de sa couleur souvent noire ou jaune fluo.

Jean-Paul Brevet, président de l'association Casim 44, se désole ainsi que

Certains motards se soucient plus de leur image que de leur sécurité sur route.