Le marché des deux-roues motorisés fait partie des rares secteurs qui ont pu tirer profit de la crise sanitaire liée à la covid-19. Les ventes de ces moyens de locomotion ont littéralement explosé en France. Avec le vélo, les motos et scooters facilitent le respect de la distanciation sociale préconisé par les autorités sanitaires.

Respect de la distanciation physique

Depuis le début de l'été, quelques semaines après la sortie du confinement, de nombreux Français se sont rués auprès des magasins de motos et scooters.

Les ventes ont en effet grimpé de +30 % sur l'ensemble du territoire. Le deux-roues est très avantageux pour le respect distanciation sociale. Il l'est aussi pour la circulation en milieu urbain.

Selon Julien, un adepte de ce mode de transport, ce moyen de locomotion est

Plus pratique pour se frayer un chemin dans les embouteillages.

Il a décidé de se mettre au scooter il y a quelques mois pour éviter les transports en commun avec l'épidémie.


Un bond de +50 % des ventes

À Nantes, le rythme de croissance des ventes n'a pas décéléré en cette période de rentrée. Ce rebond du marché est confirmé par Raphaël Petitjean, gérant de 2 Roues concept dont le nombre d'unités écoulées a pratiquement doublé : 50 scooters vendus par mois, contre 20 à 25 en temps normal.

Les scooters à motorisation électriques sont privilégiés.

Même si les stocks sont encore suffisants, ces modèles sont très sollicités,

D'après les explications de Raphaël Petitjean.

Le responsable d'un autre magasin en centre-ville de Nantes affirme que son

Stock de 50cc est épuisé en raison de la très forte demande.

Il ajoute que

La livraison des commandes est retardée pour cause de covid-19, la plupart des deux-roues sont fabriqués en Chine.

Une reprise qui profite à l'emploi

La gérante d'une enseigne de Rezé analyse l'engouement grandissant des Nantais pour les deux-roues. Selon elle,

Le beau temps au sortir du confinement a aussi incité les clients potentiels à se tourner vers un scooter ou une moto.

En plus des ventes, cette relance de l'activité a aussi engendré une surcharge de travail notamment la gestion des commandes, les charges administratives (cartes grises, immatriculations…), les recommandations en termes d'assurance moto, l'embauche de personnel,

etc.

D'après Raphaël Petitjean, son magasin a dû recruter trois personnes, car il croulait sous les commandes des particuliers et des professionnels qui avaient besoin d'effectuer des livraisons.